Dénoncer les télédémarcheurs intrusifs à Pacitel

Vendredi 15/05/2015 Laisser un commentaire

Le service français Pacitel promeut un « démarchage téléphonique responsable et une protection des consommateurs renforcée ». Les lectrices·eurs de ce blogue savent que c’est une douce illusion dans le monde merveilleux des affaires, particulièrement face à des vendeurs qui ne pensent qu’aux cycles courts, la vente en un seul coup ( « one-shot » ).

Son site web propose un formulaire de signalement d’appel commercial non voulu, dérangeant ou exagéré ; il s’adresse aux particuliers, mais je pense que certain·e·s d’entre vous peuvent en profiter tout de même.

Le formulaire précise les clauses pour rendre valable la dénonciation, la troisième condition peut être un bémol :

[le service de signalement ne concerne pas les] numéros à usage professionnel.

C’est là que l’on peut « jouer » sur le caractère personnel vs. professionnel :

  • Lors de la création de votre entreprise, vous ne vouliez pas « vous prendre la tête » ou n’aviez simplement pas les moyens de créer une ligne téléphonique portative dédiée, et vous utilisez la votre personnelle, en plus de l’avoir officiellement déclarée. Le/la titulaire de l’abonnement est votre personne physique, son adresse votre maison, son payement se fait sur vos deniers privés… En général cette situation est problématique pour la comptabilité de votre boîte, mais pour ce signalement d’appel excessif, employez les arguments qui vous arrangent.
  • Si vous travaillez à la maison, comme nombre de professions libérales ou autres petit·e·s prestataires de service dont l’activité ne nécessite pas de local dédié (contrairement au magasin d’une commerçante ou à l’atelier d’un·e artisan·e), et que vous avez été démarché·e sur votre ligne fixe, vous avez donc été dérangé·e sur votre ligne conjugale ou familiale. Là encore, utilisez astucieusement les éléments que vous savez être en votre faveur.

Parmi les multiples raisons de signaler ces appels inadéquats, le formulaire propose bien « Le contenu de l’appel » (coucou la déontologie des marchands de sites aux étranges méthodes)  et « L’usage abusif de mes données personnelles » (entre autres). Pas besoin de s’inscrire sur le site.

Ces arguments sont d’autant plus valables que votre numéro personnel est peu diffusé. A contrario, s’il est présent sur votre site web professionnel ou dans plusieurs annuaires publics d’entreprises, il vous sera plus délicat de vous opposer légitimement à cette téléprospection visant les pros  vers ce numéro.

Le formulaire est simple, court et explicite, et la démarche d’alerte ne coûte rien à essayer, et c’est toujours ça de pris !

Accéder au formulaire de signalement.

Merci à l’Anonymous qui m’a soufflé cette information.

Lien court vers l’article : /?p=3089 et http://wp.me/pIvH6-NP .

Voisins d’agence douteuse, préservez-vous contre la confusion

Mardi 09/10/2012 1 commentaire

Si vous êtes une agence web située dans la même rue qu’un établissement d’une concurrente douteuse, vous avez grand intérêt à marquer fortement votre différence et votre désapprobation de la technique de vente expéditive dite « one shot« .

Faites le test pour votre entreprise, essayez les requêtes suivantes dans un moteur de recherche :

C’est en effet sous ces formulations anodines que certaines personnes évoquent votre voisine pratiquant la vente à cycle court, pour de ne pas (trop) prendre de risques vis-à-vis de la diffamation ou de la concurrence déloyale, puisqu’en l’espèce personne n’est formellement identifié.

(Le moteur StartPage utilise les résultats de Google, le flicage en moins). Grâce à ces résultats de recherche, vous pourriez alors constater qu’une agence “one shot” réside à proximité de votre compagnie. Imaginez maintenant un ou une internaute λ cherchant à identifier cette entreprise douteuse pour l’éviter, cette personne pourrait alors vous confondre avec cette entreprise douteuse voisine.

Pour signaler et mettre en valeur votre caractère “non-one shot”, plusieurs moyens :

Lorsque votre engagement éthique est visible près de l’adresse postale, cela contribue à le faire apparaître dans les extraits de contenu de page (page snippets) réalisés par les algorithmes des outils de recherche, lors de la génération des pages de résultats (SERP). Il me paraît en effet primordial d’éviter toute confusion possible entre vos entreprises, dès le moteur de recherche.

La mention de votre adhésion à la Charte ETIC dans au moins une balise TITLE, donc sur au moins une page, permet de la rendre très visible. Et ainsi de lever l’ambiguïté qui peut exister aux yeux d’un internaute pressé ou peu sensibilisé au marché de la création de sites Web. Il serait très dommageable que sa réputation déteigne ou se propage à la votre, non ?

Comprenez bien que dans cette démarche le but n’est pas vraiment de s’en prévaloir (adhésion et engagement à des valeurs éthiques), mais d’abord de vous distinguer nettement dans les SERP et de vacciner votre cyber-réputation d’une éventuelle contamination par la proximité géographique d’une société louche.

Tout ceci vaut aussi pour les autres entreprises du groupe dont vous faites partie.

— Mathias Poujol-Rost

Cet article est indépendant de l’organisation Charte eTIC et des ses représentations locales.
Lien permanents vers cet article : https://affaireeo.wordpress.com/?page_id=2816 & https://wp.me/pIvH6-Jq .

Employé-e-s d’agences « one shot », assumez ou dégagez !

Samedi 31/03/2012 2 commentaires

J’ai reçu plusieurs demandes d’anciens salariés d’agences web douteuses, qui se plaignent de la présence de leur patronyme complet sur ce blog. Selon eux, cela nuirait à leur e-réputation professionnelle ou leur vie privée. Je parle ici d’employés d’agence Web « à cycle court », celles qui fourguent un site Web par la ruse à une PME qui n’en a ni vraiment besoin ni surtout les moyens, mais mon article peut s’appliquer à tous les collaborateurs d’entreprises usant de ces méthodes en-dehors de toute déontologie.

D’ailleurs un de ces employés était en fait un ancien associé, c’est-à-dire une personne qui a investi une partie de son patrimoine personnel dans une entreprise, et qui en retour détient une fonction dirigeante ou une responsabilité légale au sein de cette société. Tout ce que je dis dans ce billet vaut également pour les personnes actuellement en poste.

Leur complainte minable

Ces personnes pleurnichent que leur nom apparaisse en haute position lorsqu’elles le cherche dans un moteur de recherche. Elle font aussi une confusion entre ce blog et un fichier ou une base de données commerciale, alors que je ne leur ai jamais envoyé le moindre message commercial ou publicitaire. Elles affirment également que leur lien de subordination à une compagnie commerciale serait une donnée personnelle ; ce n’est pas le cas, car il s’agit précisément d’une relation professionnelle qui n’a donc rien de privé, d’intime, de conjugal ou de familial. Vous êtes évoqué(e) à titre d’employé, donc en-dehors du cadre « civil », c’est-à-dire pas en tant que particulier ou que citoyen, mais bien dans l’exercice de vos fonctions salariées d’une société commerciale.

Le vrai problème

Les plaignants n’assument pas d’avoir travaillé ou participé à la direction d’une entreprise d’escroquerie en bande organisée, qui coulait des TPE tous les jours ou presque, et que leur identité est encore associée au nom de cette entreprise ou à de telles pratiques. Or, certaines de ces personnes mentionnent encore leur ancien employeur soit-disant « gênant » sur leur CV en ligne, profil Viadeo, etc, voire travaillent désormais pour une autre entreprise ayant cette mentalité ! Preuve que ces plaignants continuent de cautionner de telles méthodes voire de les encourager (en offrant leurs compétences à ces web agencies, ils les renforcent).

Si vous êtes cité(e) sur ce blogue personnel, il y a une bonne raison, que vous devez accepter, et assumer votre part de responsabilité. Rien ne vous obligeait à bosser pour de telles entreprises. Si vous aviez eu un brin de déontologie, et un peu d’éthique, vous auriez démissionné voir dénoncé les magouilles de vos arnaqueurs de patrons. Mieux vaut tard que jamais. N’oubliez pas non plus qu’une fois au courant de la méthode de vente de votre escroc de patron, votre salaire devient relevable de recel, puisque vous étiez désormais très au courant de la manière illégale qui a été utilisé pour obtenir la source de votre salaire (la trésorerie de votre employeur). Visiblement on n’a pas l’éthique au même endroit.

En plus de votre carrière, pensez à vos enfants. Je sais que certains et certains d’entre-vous ont des enfants en bas-âge. Quand ils auront acquis l’idée de taper un patronyme dans un moteur de recherche (Startpage, DuckDuckGo…) plutôt qu’un nom commun, seront-ils fiers de leur papa ou de leur maman en découvrant de telles activités ? Et vos parents ? Ça me ferait marrer que vous soyez déshérités. Et vos amis, quand d’ici quelques années d’autres reportages et scandales auront éclaté et que ces méthodes commerciales agressives seront enfin connues du grand public ? Vous ne craignez pas d’en perdre quelques-uns pour avoir suivi ou dansé avec le diable ?

Ce que vous pouvez faire

Vous pouvez vous débarrasser de moi. Il est tout-à-fait possible de disparaître du blog et que vous n’ayez plus jamais affaire à moi. À condition de faire le peu qu’il faut pour.

Par exemple, en vous débrouillant pour que vos anciens patrons se fasse pardonner de leur victimes, de toutes leurs victimes. Ou en écrivant à la DIRECCTE la plus proche du siège social de ce patron voyou et en balançant tout. Tout. Absolument tout. Par courrier postal détaillé et précis, et anonyme de préférence, afin d’éviter des poursuites pour « dénonciation calomnieuse » ou « dénonciation abusive ». Dans certaines situations, il pourrait vous être utile de me mettre en bonnes dispositions vis-à-vis de vous et/ou de votre ancien employeur. Ce ne sont que des idées, des exemples, bien entendu.

Dans tous les cas, et si vous lisiez correctement mon blog, vous auriez vite compris que certaines choses sont faisables, légales, y compris des actes ou actions désintéressé(e)s mais qui étonnamment se révèlent parfois extrêmement influent(e)s. Ceci était un simple rappel de la Loi, un rappel de libertés fondamentales dont vous jouissez. Donc s’il vous prend certaines envies d’actes convaincants (je parle bien ici de me persuader ou éventuellement de tenter de m’influencer), par des moyens adaptés, adéquats, pertinents et proportionnés, vous êtes libre d’essayer. Vous avez des possibilités, je vous offre de opportunités, ne venez pas chialer si vous n’en profitez pas.

Je vous conseille même de prendre des initiatives : pensez, réfléchissez, mettez-vous à ma place, au préjudice que j’ai subi, essayez, mais surtout passez à l’action sans attendre de retour. Et recommencez, essayez à nouveau, persévérez aussi longtemps que vous n’aurez pas de retour de ma part indiquant que oui, là maintenant c’est « bon », vous avez trouvé quoi précisément faire et l’avez bien exécuté. Mettez vous bien dans la tête que SI vous vous étiez fait pardonner, ALORS cela ferait longtemps que votre nom aurait disparu de ce blog.

En revanche, oubliez les avocats, huissiers, juristes, sociétés de gestion de cyber-réputation, services de police… Ils ne vous seront d’aucune utilité. Bien au contraire, une action en Justice, ou toute démarche ou manœuvre qui pourrait me déplaire (notamment coercitive), serait fortement et durablement pérennement contre-productive, puisque vous me fourniriez une nouvelle bonne raison de citer votre nom sur ce blog. Tout nouveau procès serait une erreur stratégique (enfin, une erreur de plus !). Un procès n’est pas un investissement. En tant qu’entrepreneur, vous savez très bien que pour avoir du ROI, il faut investir d’une manière ou d’une autre (que cela soit du temps, de l’énergie, des personnes…).

N’oubliez pas que j’ai le droit de scanner et/ou retranscrire l’intégralité de l’acte ou document en HTML et de le poster sur le web (hors certaines choses bien précises comme des données personnelles de type date de naissance, adresse postale…). Et aussi de citer nommément toute personne impliquée ou liée directement ou indirectement, tel que tous les associé(e)s du cabinet d’avocats. Et pourquoi pas d’intégrer des références à ces entreprises, comme leurs adresse, numéro de SIREN ou de téléphone…

Aimeriez-vous que votre identité numérique se résume à votre participation à une société “one shot” + un procès illégitime, ridicule et abusif ? Alors que au contraire il vous suffit, à votre échelle, de vraiment pas grand-chose pour que je supprime à jamais votre patronyme de ce blog ; il SUFFIT de le faire, mais il FAUT le faire, avant toute chose et notamment avant de me demander le moindre service. Enfin bon, mettez quand même le paquet, sans quoi tous vos efforts n’auront servis à rien ; pas de demi-mesure donc !

Votre conjoint ou conjointe a elle le droit de savoir comment vous claquez l’argent du couple, et vu les coûts d’un procès (en temps, en argent, en énergie…) elle pourrait préférer que vous vous payiez des vacances ou que vous closiez (verbe clore) le dossier en vous faisant pardonner, par exemple en réglant un dû conséquent d’un préjudice (quelque soit sa forme ou son type).

Et même si vous gagniez votre procès et que je devais supprimer votre patronyme concernant votre collaboration passée avec une société « one shot« , vous ne pourriez pas faire supprimer du Web les messages relatifs à votre propre procès puisque c’est vous-même qui seriez à l’origine de telles actualités !

Je l’ai déjà dit plus haut mais je le répète autrement : je ne vous lâcherai pas. En tout cas… (pas) tant que vous ne m’aurez pas convaincu. Vous espériez peut-être que je serais docile ou soumis ; ben non, j’ai des convictions et suis un mec tenace. Si vous êtes dans ma ligne de mire, c’est que vous l’avez mérité (en me nuisant directement ou par complicité). Vous pouvez en sortir, mais pas indemne (il vous faudra beaucoup d’efforts voire des sacrifices). Choisissez votre camp, choisissez-le bien.

J’espère avoir été très clair. La balle est dans votre camp.

Je suis pas un méchant garçon, mais faut pas me prendre pour un couillon.

Source de l’image : https://en.wikipedia.org/wiki/File:Galley-knightshospitaller.jpg par Myriam Thyes (licence CC By-SA).

Lien permanent vers cet article : https://affaireeo.wordpress.com/?page_id=2548 ou http://wps.me/pIvH6-F6 .

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