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Employé-e-s d’agences "one shot", assumez ou dégagez !
J’ai reçu plusieurs demandes d’anciens salariés d’agences web douteuses, qui se plaignent de la présence de leur patronyme complet sur ce blog. Selon eux, cela nuirait à leur e-réputation professionnelle ou leur vie privée. Je parle ici d’employés d’agence Web « à cycle court », celles qui fourguent un site Web par la ruse à une PME qui n’en a ni vraiment besoin ni surtout les moyens, mais mon article peut s’appliquer à tous les collaborateurs d’entreprises usant de ces méthodes en-dehors de toute déontologie.
D’ailleurs un de ces employés était en fait un ancien associé, c’est-à-dire une personne qui a investi une partie de son patrimoine personnel dans une entreprise, et qui en retour détient une fonction dirigeante ou une responsabilité légale au sein de cette société. Tout ce que je dis dans ce billet vaut également pour les personnes actuellement en poste.
Leur complainte minable
Ces personnes pleurnichent que leur nom apparaisse en haute position lorsqu’elles le cherche dans un moteur de recherche. Elle font aussi une confusion entre ce blog et un fichier ou une base de données commerciale, alors que je ne leur ai jamais envoyé le moindre message commercial ou publicitaire. Elles affirment également que leur lien de subordination à une compagnie commerciale serait une donnée personnelle ; ce n’est pas le cas, car il s’agit précisément d’une relation professionnelle qui n’a donc rien de privé, d’intime, de conjugal ou de familial. Vous êtes évoqué(e) à titre d’employé, donc en-dehors du cadre « civil », c’est-à-dire pas en tant que particulier ou que citoyen, mais bien dans l’exercice de vos fonctions salariées d’une société commerciale.
Le vrai problème
Les plaignants n’assument pas d’avoir travaillé ou participé à la direction d’une entreprise d’escroquerie en bande organisée, qui coulait des TPE tous les jours ou presque, et que leur identité est encore associée au nom de cette entreprise ou à de telles pratiques. Or, certaines de ces personnes mentionnent encore leur ancien employeur soit-disant « gênant » sur leur CV en ligne, profil Viadeo, etc, voire travaillent désormais pour une autre entreprise ayant cette mentalité ! Preuve que ces plaignants continuent de cautionner de telles méthodes voire de les encourager (en offrant leurs compétences à ces web agencies, ils les renforcent).
Si vous êtes cité(e) sur ce blogue personnel, il y a une bonne raison, que vous devez accepter, et assumer votre part de responsabilité. Rien ne vous obligeait à bosser pour de telles entreprises. Si vous aviez eu un brin de déontologie, et un peu d’éthique, vous auriez démissionné voir dénoncé les magouilles de vos arnaqueurs de patrons. Mieux vaut tard que jamais. N’oubliez pas non plus qu’une fois au courant de la méthode de vente de votre escroc de patron, votre salaire devient relevable de recel, puisque vous étiez désormais très au courant de la manière illégale qui a été utilisé pour obtenir la source de votre salaire (la trésorerie de votre employeur). Visiblement on n’a pas l’éthique au même endroit.
En plus de votre carrière, pensez à vos enfants. Je sais que certains et certains d’entre-vous ont des enfants en bas-âge. Quand ils auront acquis l’idée de taper un patronyme dans un moteur de recherche (Startpage, DuckDuckGo…) plutôt qu’un nom commun, seront-ils fiers de leur papa ou de leur maman en découvrant de telles activités ? Et vos parents ? Ça me ferait marrer que vous soyez déshérités. Et vos amis, quand d’ici quelques années d’autres reportages et scandales auront éclaté et que ces méthodes commerciales agressives seront enfin connues du grand public ? Vous ne craignez pas d’en perdre quelques-uns pour avoir suivi ou dansé avec le diable ?
Ce que vous pouvez faire
Il est tout-à-fait possible de disparaître du blog et que vous n’ayez plus jamais affaire à moi. À condition de faire le peu qu’il faut pour.
Par exemple, en vous débrouillant pour que vos anciens patrons se fasse pardonner de leur victimes, de toutes leurs victimes. Ou en écrivant à la DIRECCTE la plus proche du siège social de ce patron voyou et en balançant tout. Tout. Absolument tout. Par courrier postal détaillé et précis, et anonyme de préférence, afin d’éviter des poursuites pour « dénonciation calomnieuse » ou « dénonciation abusive ». Dans certaines situations, il pourrait vous être utile de me mettre en bonnes dispositions vis-à-vis de vous et/ou de votre ancien employeur. Ce ne sont que des idées, des exemples, bien entendu.
Dans tous les cas, et si vous lisiez correctement mon blog, vous auriez vite compris que certaines choses sont faisables, légales, y compris des actes ou actions désintéressé(e)s mais qui étonnamment se révèlent parfois extrêmement influent(e)s. Ceci était un simple rappel de la Loi, un rappel de libertés fondamentales dont vous jouissez. Donc s’il vous prend certaines envies d’actes convaincants (je parle bien ici de me persuader ou éventuellement de tenter de m’influencer), par des moyens adaptés, adéquats, pertinents et proportionnés, vous êtes libre d’essayer. Vous avez des possibilités, je vous offre de opportunités, ne venez pas chialer si vous n’en profitez pas.
Je vous conseille même de prendre des initiatives : pensez, réfléchissez, mettez-vous à ma place, au préjudice que j’ai subi, essayez, mais surtout passez à l’action sans attendre de retour. Et recommencez, essayez à nouveau, persévérez aussi longtemps que vous n’aurez pas de retour de ma part indiquant que oui, là maintenant c’est "bon", vous avez trouvé quoi précisément faire et l’avez bien exécuté. Mettez vous bien dans la tête que SI vous vous étiez fait pardonner, ALORS cela ferait longtemps que votre nom aurait disparu de ce blog.
En revanche, oubliez les avocats, huissiers, juristes, sociétés de gestion de cyber-réputation, services de police… Ils ne vous seront d’aucune utilité. Bien au contraire, une action en Justice, ou toute démarche ou manœuvre qui pourrait me déplaire (notamment coercitive), serait fortement et durablement pérennement contre-productive, puisque vous me fourniriez une nouvelle bonne raison de citer votre nom sur ce blog. Tout nouveau procès serait une erreur stratégique (enfin, une erreur de plus !). Un procès n’est pas un investissement. En tant qu’entrepreneur, vous savez très bien que pour avoir du ROI, il faut investir d’une manière ou d’une autre (que cela soit du temps, de l’énergie, des personnes…).
N’oubliez pas que j’ai le droit de scanner et/ou retranscrire l’intégralité de l’acte ou document en HTML et de le poster sur le web (hors certaines choses bien précises comme des données personnelles de type date de naissance, adresse postale…). Et aussi de citer nommément toute personne impliquée ou liée directement ou indirectement, tel que tous les associé(e)s du cabinet d’avocats. Et pourquoi pas d’intégrer des références à ces entreprises, comme leurs adresse, numéro de SIREN ou de téléphone…
Aimeriez-vous que votre identité numérique se résume à votre participation à une société “one shot” + un procès illégitime, ridicule et abusif ? Alors que au contraire il vous suffit, à votre échelle, de vraiment pas grand-chose pour que je supprime à jamais votre patronyme de ce blog ; il SUFFIT de le faire, mais il FAUT le faire, avant toute chose et notamment avant de me demander le moindre service. Enfin bon, mettez quand même le paquet, sans quoi tous vos efforts n’auront servis à rien ; pas de demi-mesure donc !
Votre conjoint ou conjointe a elle le droit de savoir comment vous claquez l’argent du couple, et vu les coûts d’un procès (en temps, en argent, en énergie…) elle pourrait préférer que vous vous payiez des vacances ou que vous closiez (verbe clore) le dossier en vous faisant pardonner, par exemple en réglant un dû conséquent d’un préjudice (quelque soit sa forme ou son type).
Et même si vous gagniez votre procès et que je devais supprimer votre patronyme concernant votre collaboration passée avec une société "one shot", vous ne pourriez pas faire supprimer du Web les messages relatifs à votre propre procès puisque c’est vous-même qui seriez à l’origine de telles actualités !
Je l’ai déjà dit plus haut mais je le répète autrement : je ne vous lâcherai pas. En tout cas… (pas) tant que vous ne m’aurez pas convaincu. Vous espériez peut-être que je serais docile ou soumis ; ben non, j’ai des convictions et suis un mec tenace. Si vous êtes dans ma ligne de mire, c’est que vous l’avez mérité (en me nuisant directement ou par complicité). Vous pouvez en sortir, mais pas indemne (il vous faudra beaucoup d’efforts voire des sacrifices). Choisissez votre camp, choisissez-le bien.
J’espère avoir été très clair. La balle est dans votre camp.
Je suis pas un méchant garçon, mais faut pas me prendre pour un couillon.
Source de l’image : https://en.wikipedia.org/wiki/File:Galley-knightshospitaller.jpg par Myriam Thyes (licence CC By-SA).
Lien permanent vers cet article : https://affaireeo.wordpress.com/?page_id=2548 ou http://wps.me/pIvH6-F6 .
Pourquoi j’estime que *certaines* agences sont douteuses
… ou toutes leurs techniques et méthodes pour piéger, enfermer, exploiter et retenir le client.
Je vais vous exposer ici toutes les raisons pour lesquelles je trouve que quelques agences méritent tout-à-fait la qualification "douteuse". Nous parlerons donc ici de l’ensemble des techniques (en général et avec des cas particuliers) que je condamne, car utilisées pour mener à ce que j’appelle un modèle contractuelo-technique de captivité (au lieu d’un "simple" modèle économique).
Cet article détaille donc tous les éléments d’un démarchage “one shot”, du nom de la méthode de vente du même nom.
Leur pratiques déloyales, critiquables
De manière générale, ces agences emploient tout un lot de techniques et de méthodes que je n’apprécie pas, et je ne suis pas le seul, les voici dans l’ordre chronologique de leur mise en œuvre :
Non vérification de l’activité du prospect
Des créateurs de sites Web ont été approchés. Est-ce bien sérieux ?
Non vérification de l’existence préalable d’un site Internet
Des gens ayant déjà un site Web ont été télé-prospectés.
Démarchage insistant par téléphone
Des clients parlent même de "harcèlement téléphonique", tant les commerciaux les appellent souvent.
Dénigrement de la concurrence
Certaines agences n’hésiteraient pas à critiquer le site d’un prospect si celui-ci en possède déjà un.
Démarchage à plusieurs
Des rendez-vous de vente se font à deux voire trois commerciaux. Probablement pour valoriser le prospect, en lui suggérant qu’il est digne de rencontrer un marketeur + un technicien (ou un autre marketeur), mais cela permet aussi d’être en supériorité numérique (intimidation), voire d’encercler le prospect.
Usage de techniques de séduction et de manipulation
- Envoyer une commerciale "sexy".
- Affirmer au client qu’il a été "choisi" (sous-entendu : il n’est pas un quidam, mais un "élu", il mérite mieux que le quidam).
- Prétendre que le site réalisé intégrera le portfolio de la société pour rassurer les futurs prospects. Cela implique le client, le valorise car il n’est pas juste un client mais prend le titre d’ "ambassadeur" . Cela permet aussi de justifier la gratuité annoncée du site.
Vouloir séduire n’est a priori pas répréhensible, mais prétendre à quelqu’un qu’il est un "élu" ou lui faire miroiter un titre honorifique purement virtuel, relève de la manipulation mentale. Les entreprises qui utilisent de telles méthodes ou manœuvres renoncent donc à toute crédibilité.
La société s’installe sur la région
Assertion destinée à créer de la compassion par la proximité, car mise sur les crédulité et générosité du prospect, lui-même petite entreprise. (Sous-entendu : "on peut s’aider entre entreprises" ou "vous pouvez nous aider à nous installer").
Proposition d’un site gratuit, en première place dans Google
Cela revient à vendre du rêve. Quand on n’y connaît rien (au Web), cette offre est un véritable cadeau du Ciel. Cette technique permet de capter l’attention, et de réduire le libre-arbitre du prospect. En état de séduction et d’attente, ses capacités de raisonnement et d’esprit-critique sont réduites, ce qui augmente la probabilité de signature.
Présentation de la vente comme le début d’un partenariat
Il s’agit tout simplement d’un mensonge destiné à impliquer le prospect dans le projet et lui inspirer de la confiance, car il suggère un échange réciproque et durable. Cela est aussi un argument pour justifier la gratuité annoncé du site, car le prospect devra fournir une compensation, telle qu’une liste de personnes à prospecter dans la région, ou un lien sera mis en place sur son site vers celui de l’agence
Ne laisser aucun document au prospect
Ne laisser aucune trace de la transaction, et surtout empêcher la publication de ces documents. Ces agences sont très conscientes du caractère non conventionnel de leur contrat. Cela permet aussi d’éviter que le prospect le lise et se rende comte que ce n’est pas du tout une bonne affaire.
Ne pas contredire le prospect
Un des caractéristique de l’argumentaire consiste à ne pas créer ou laisser de doutes ou craintes dans l’esprit du prospect, pour ne pas réduire le chances de signature, quitte à acquiescer sur des erreurs de compréhension.
Placement du commercial en jury qui va octroyer le site ou non le site gratuit
Création et entretien d’une attente. Cet octroi est en suspens, donc le prospect doit rester concentré sur ce qu’on lui raconte. Cela créé aussi un risque de frustration si il ne correspondrerait pas au profil-client recherché pour le partenariat. Bien sûr, tous les prospects se voient octroyer le fameux site Internet gratuit !
Descente de prix
Opération par laquelle le commercial fait chuter le prix du site vers juste l’hébergement à payer, chaque mois. Cette démonstration spectaculaire (barrer des tas de gros chiffres pour n’en laisser qu’un, petit) permet de finir de convaincre le client, qui sur le coup ne songe pas à calculer. Exemple : 250 € × 48 mois = 12 000 €, hors frais annexes tels mise en ligne, formation à l’outil de gestion du site, maintenance, mise à jour mensuelle ou trimestrielle… Cela contribue évidemment à la confusion dans l’esprit du client. (Un site peut-il se payer uniquement sur son hébergement ?)
Exigence d’une signature immédiate
Caractéristique de la méthode "one shot" : l’entretien de vente doit impérativement se terminer par une signature. La fidélisation client ne fait semble-t’il pas partie des contrats vendus par cette méthode. Il est pourtant bien connu des entrepreneur que le coût d’acquisition d’un nouveau client est largement supérieur à celui de la fidélisation des clients existants.
Affirmer que c’est une occasion unique
Moyen de pression pour provoquer la signature. Étant donné que le commercial est alors pressé, et que le client vient d’être baratiné pendant plusieurs heures, il est fatigué et n’a pas envie de laisser passer cette occasion, et signe (bien souvent). Cette précipitation permet d’éviter que le prospect lise le contrat en détails ; elle repose sur une potentielle frustration (en cas de son-signature).
Les budgets doivent être alloués le soir même
Autre assertion destinée à pousser à la signature.
Revente du contrat à une société de crédit-bail
Déresponsabilisation (au moins partielle), "libération" . Perturbe aussi le client sur le plan psychologique, car cette revente était prévue mais non annoncée, donc sournoise. (D’où un affaiblissement psychologique du client, ce qui réduit encore les risques de poursuites judiciaires.)
Suivi client difficilement joignable (ou l’agence en général)
Mépris du client, qui est pourtant la principale raison d’exister de toute entreprise. Un "silence radio" pratiqué par un prestataire de communication, c’est louche, non ?
Impossibilité de se rétracter
La Loi française (d’autres aussi sans doute) ne donneraient pas de possibilité de rétractation dans un contrat signé entre professionnels ( "B2B" ). Pourtant rien n’empêche une société d’intégrer un délai dans ces conditions générales de vente. Cela lui permettrait justement de se différencier et donc d’avoir un avantage concurrentiel !
Engagement irrévocable
Politique de captivité et d’exploitation, avec la complicité de la société de crédit-bail. Instigue également une dépendance à l’agence Web. Par l’abonnement, cela affaiblit le client sur le plan financier, et donc réduit les risques de poursuites devant la Justice.
Frais de résiliation équivalents à 10 ou 24 mensualités
À défaut de permettre la rétractation, tous les contrats proposent la résiliation, mais à condition de payer immédiatement 10, 20 ou 24 mensualités. Sur un total habituel de 48 mois, cela représente tout de même 21 à 50 % du montant total, et une grosse somme ! Cela permet de dissuader le client de se désengager, et de faire des liquidités rapidement et facilement, au prix d’une fidélisation client inexistante.
Mensualités élevées et abonnement
Optique purement capitaliste et cupide, ces tarifs sont très excessifs, surtout qu’elle sont présentées comme ne représentant que l’hébergement !
Impossibilité de récupérer le nom de domaine
Accaparation de ce nom de domaine par une clause du contrat, dans le but de retenir le client dans son giron. Pour le client, le plus simple est probablement d’y renoncer et d’en acheter plusieurs autres !
Impossibilité de récupérer le site (contenu FTP + base de données)
Que cela soit en cours d’abonnement ou à son échéance, le client ne peut par récupérer ou copier le contenu de son site ou de la base de données. Le site appartient à l’agence Web, ou même la société de leasing. Le site est détruit (ou mise hors-ligne) si le client ne se ré-engage pas pour plusieurs années, ce qui de toute façon est souvent stipulé par une clause de reconduction tacite du contrat.
Interdiction de publication des contrats
Absence de transparence dans leur communication, qui en est pourtant une tendance significative. Honte de son propre business ? Ces entreprises douteuses sont en effet avant tout des structures commerciales, bien plus que des associations de communicants. Je pense franchement que ces entreprises n’ont pas la fibre communicationnelle.
Sous-traitance à des filiales ou autre entreprises tunisiennes
Réduction des coûts et manque de volonté de valoriser les employés locaux.
En résumé
Les éléments constitutifs du caractère carcéral de ce "modèle économique"
- Pas de possibilité de rétractation,
- Pas de possibilité gratuite ou peu onéreuse de résiliation,
- Pas de possibilité de récupération du nom de domaine,
- Pas de possibilité de récupération des fichiers (sur le serveur) et des données (dans la base de données) du site.
Ce qui est immoral ou déloyal
- Le démarchage insistant de personnes (morales) fragiles, dont de nombreux indépendants à la faible trésorerie.
- Le démarchage de jeune entrepreneurs (= de personnes qui n’ont jamais créé ou géré d’entreprise). Dont des auto-entrepreneurs (France). Abus de faiblesse.
- Proposer la Lune, gratuitement : abus de confiance. (Profiter de la crédulité des gens.)
- La tromperie sournoise : revente surprise du contrat à une société de financement.
- L’exploitation de commerciaux : il existe en permanence de très nombreuses offres d’emploi pour des "commerciaux terrain", preuve que les départs sont courants (turnover élevé).
- Emploi systématique de techniques commerciales peu respectueuses du client ou non éthique.
Ce qui n’est pas éthique (notamment du secteur d’activité Web)
- L’absence d’écoute, d’information et de conseil : un grave manquement déontologique. (Combien de commerçants ont vraiment besoin d’un site marchand ?)
- Vendre un produit complexe à quelqu’un qui n’y connaît rien.
- La prestation préfabriquée : gabarits utilisés sur des dizaines de sites, de même que certains textes.
- La négligence de la fidélisation client : ces sociétés préfèrent faire du "cash" plutôt que de miser sur la recommandation par bouche-à-oreille et fidélisation classique.
- Désinformation sur les conventions en usage au sein d’une profession et dans un secteur entier de l’industrie, menant à une image fausse et mauvaise dans l’esprit du consommateur (= mauvaise réputation).
Ce qui n’est pas professionnel
(Malgré tout le manque d’expérience que j’ai, notamment sur les plans entrepreunarial et commercial.)
- Les réactions allergiques voire agressives face aux contenus dérangeants car authentiques : ces retraits ou suppressions peuvent être notifiées publiquement voire faire du ramdam (buzz), et provoquer la création d’un nombre encore plus important de messages critiques.
- Le manque d’organisation dans son fichier prospect/clients.
- Des sites buggués, livrés non finis, ou avec des fautes, voire des erreurs de fond (coordonnées de contact…).
La qualification "douteuse"
Voyons à présent quelle est la définition de "douteux" selon TheFreeDictionary.com :
- Dont la réalité, l’exactitude n’est pas établie.
- Dont la valeur est contestable.
- Se dit de quelqu’un ou de quelque chose qui paraît peu fiable.
- Se dit de quelque chose qui manque de propreté ou de fraîcheur.
et selon le Wiktionnaire (un des projets-frères de Wikipédia) :
- Dont il y a lieu de douter.
- Personnes sur qui l’on ne peut pas trop compter, dont on n’est pas sûr.
- Qui est équivoque, ambigu, qui provoque le doute.
- (Poésie, argot littéraire).
Les exemples ont été coupés et les sections qui nous intéressent ici ont été graissées.
Je pense que c’est sans appel. Ces entreprises ne sont pas dignes de confiance, ni dignes d’exister (pas avec de telles pratiques en tout cas), car elles sont tout simplement indignes (tout court) ! L’adjectif "douteux" est peut-être même trop élogieux, le qualificatif "honteux" est probablement plus approprié.
Voilà donc pour l’argumentaire à soutenir au cas où on vous demande de justifier en détails la qualification "douteuse" de ces agences Web, ou si on vous demande de lister leur pratiques discutables contestables critiquables.
Des précisions à apporter, des remarques ? J’ai essayé de bien séparer les faits objectifs de mes explications et interprétations.
URL courtes vers cet article : https://affaireeo.wordpress.com/?page_id=954 ou http://wp.me/pIvH6-fo & http://douteux.prestatairesweb.com . Partager cet article sur Facebook.
Mensonges d’Ekinoxe Origin dans son dossier de presse
URL permanentes des cet article : http://affaireeo.wordpress.com?page_id=152 & http://wp.me/pIvH6-2s .
Hier, alors que je cherchais par curiosité des photos de l’agence Ekinoxe Origin à Roubaix, j’ai cherché "ekinoxe origin 650 m2", et le premier résultat est un dossier de presse de 19 pages (format PDF).
Comme tout dossier de presse, on peut s’attendre à ce qu’il livre une version enjolivée de la réalité, rien d’anormal, on cherche à se faire bien voir des journalistes et on espère qui transmettront l’information.
Sauf que, plusieurs choses m’ont fait réagir dans ce dossier de la société de Stéphane DEJONGHE, Thomas DELAERE et Laurent GUILBERT. Je vais ici parler principalement d’une phrase qui relève carrément de la désinformation. Je précise que j’ai signalé tout cela à l’agence Web Ekinoxe Origin vendredi en fin de matinée (11h42), et les ai vivement invité à corriger la situation d’ici au vendredi soir, sans quoi je dénoncerai ce mensonge.
Donc acte.
Ekinoxe Origin proposerait une solution de crédit
Page 3, chapitre 2 "Ekinoxe ou l’Internet à la portée de TPE et PME", on peut lire la phrase suivante :
Une solution de crédit spécifique (en moyenne sur 4 ans) permet même aux plus petites structures de s’offrir un site Internet performant et efficace.
Selon de nombreux témoignages, c’est faux, pour les 3 raisons suivantes :
- ce n’est pas un crédit, mais un crédit-bail,
- il n’est pas proposé ou permis mais engagé de façon cachée de la vue du client,
- ce n’est pas une solution d’Ekinoxe Origin, mais de leur partenaire Parfip, société de financement.
Explications point par point.
Un crédit-bail n’est pas un crédit
Ekinoxe Origin fait référence dans cette phrase au crédit-bail. Ekinoxe Origin semble jouer avec les mots, or "crédit" et "crédit-bail" ne signifient pas du tout le même mode de financement d’un bien.
Un crédit est un prêt d’argent de la part d’une banque ou organisme de crédit à une personne, en vue d’acheter un bien. L’apport financier de la banque permet à la personne de payer le bien en une seule fois ("comptant"). Une fois l’achat réalisé, la personne devient alors immédiatement propriétaire de ce bien et n’est redevable de rien au vendeur, mais devra rembourser à sa banque le prêt pendant plusieurs mois ou années (majoré d’intérêts).
Un crédit-bail est un produit financier qui permet d’utiliser un bien sans le posséder, en contrepartie d’une redevance mensuelle. Le propriétaire du bien n’est pas l’utilisateur (la personne) mais la société de crédit-bail (aussi appelé société de "leasing" en anglais). La personne qui souhaite utiliser ce bien paie l’abonnement pendant plusieurs mois ou années, fixé à l’avance par contrat. À l’échéance de l’abonnement se dégage une option de propriété. Il est en effet possible que la personne ait alors payé autant que le prix de vente du bien. En toute logique, cela lui donne donc le droit de enfin posséder le bien.
Seulement voilà, la propriété n’est qu’une option qui doit évidemment être souscrite lors de la signature du contrat… si ledit contrat inclut cette option. Dans le cas d’Ekinoxe Origin, des témoignages affirment que le site est détruit si le client ne continue pas à payer après l’échéance. Chloé Delecroix, rédactrice Web et assistante de communication, affirme sur Wikipédia que les sites dont les mensualités ne sont plus payées sont mis hors-ligne. Cela suggère que le site est réactivé si le client signe nouveau un contrat, sans doute le genre de contrat qui va l’engager pendant plusieurs années. Je me demande si cette façon de pousser le client à se ré-engager ne pourrait pas être interprétée comme un façon de faire une forme de chantage : "Soit vous payez, et pendant plusieurs années, soit on détruit le site !". (À défaut de chantage, cette pratique génère tout de même une pression morale certaine sur le client, car fait planer une menace sur la visibilité commerciale, la réputation, le chiffre d’affaires, le bénéfice et donc au final sur la survie de l’entreprise.)
Dans un cas comme dans l’autre, cela veut peut-être dire que le client d’Ekinoxe Origin ne sera jamais propriétaire de son propre site, qu’il aura pourtant pleinement payé ! J’ai bien demandé à Stéphane Dejonghe (confondateur, dirigeant et commercial) de me confirmer cette supposition.
Sur le plan légal, un site appartient, de même qu’un programme informatique
Ekinoxe Origin réussi à faire signer sournoisement ce contrat de crédit-bail
Des témoignages de clients (ou supposés clients) signalent qu’ils n’étaient pas au courant d’avoir souscrit à ce mode de financement. Il ne serait donc pas "permis" au sens de "proposé" au client, mais bien "fourgué" voire "forcé", peut-être par la ruse.
Une ruse possible est de faire signer le prospect en ne soulevant que le coin des pages du contrat. Ainsi, le prospect ne peut pas voir donc lire le contrat dans son intégralité. Si cela est utilisé par des commerciaux d’Ekinoxe Origin, le contrat pourrait être annulé car l’emploi d’une telle technique relève de la manoeuvre dolosive. Le problème est de prouver qu’elle a été employée.
Ce point (souscription "cachée") est en lien direct avec le suivant.
Ekinoxe Origin n’est pas l’organisme de crédit lié au contrat
L’entreprise Parfip est une société de financement partenaire d’Ekinoxe Origin. Selon des témoignages de clients, leur contrat de site Web est revenu à la société Parfip sitôt signé. En tout cas, des prélèvements bancaires sont réalisés au nom de Parfip et Parfip possède de nombreux sites Internet réalisés par Ekinoxe Origin.
Il semble que le contrat de payement de redevances à Parfip soit inclus ou placé à la suite du contrat d’Ekinoxe Origin, de sorte que lors de la signature, le prospect signe deux contrats sans le savoir.
Il y a ici un motif potentiel d’annulation de contrat en raison de deux mensonges : aucun client n’affirme avoir été informé que son site allait être revendu, ni que le prestataire de crédit allait être Parfip. (Il serait étonnant qu’une agence de communication soit habilitée à pratiquer des opérations financières !)
Notes sur ce point (mensonges sur le crédit d’un contrat de site Web)
J’ai cherché dans tout le dossier de presse, le mot "crédit" n’est présent que à cet endroit du document. De même, Stéphane Dejonghe m’avait affirmé lors de son opération séduction que le site Web d’Ekinoxe Origin comporterait une page qui parle de ce mode de financement. Je viens d’utiliser le moteur de recherche interne de http://www.ekinoxe.fr, http://www.ekinoxe.com et http://www.ekinoxe.be : aucun résultat sur le mot-clé "crédit".
Autres points qui me dérangent dans ce dossier de presse
Le suivi des clients d’Ekinoxe Origin
On peut lire à plusieurs endroits que le suivi serait "renforcé" (page 2) ou que "la satisfaction [est] au coeur de [leurs] préoccupations" (page 14). Ekinoxe Origin affirme aussi qu’elle "accompagne [le client] pour que [son] projet corresponde parfaitement à [ses] attentes" (page 3) ou encore que leur réussite (à Ekinoxe Origin) tient notamment à "l’accompagnement [du client] durant toute la durée du contrat".
Des témoignages le jugent au contraire lent, inexistant ou dur d’oreille (nombreuses relances de demandes). Des clients se plaignent de retard de livraison, ou de bogues.
Le manque de précisions sur les modalités de gestion autonome du site Web
Ekinoxe Origin affirme proposer un "panel cohérent et complet de solutions adaptées [aux besoins de ses clients]" (page 3).
Un site vitrine créé par Ekinoxe Origin permet à son utilisateur (qui n’en est pas le propriétaire, rappelons-le) d’"insérer un nombre de rubriques et de pages illimitées" (page 7). C’est le site de base, qui permet de présenter son entreprise sur la Toile.
Dans la formule "Boutique" (page 9) , le client "bénéficie d’un site au nombre de références illimités". La personne qui gère le site www.accessoire-mariage.com m’a assuré qu’elle pouvait bien gérer les produits de sa base de données, mais pas ajouter de nouvelles pages, uniquement éditer celles existantes. Il y aurait donc une sorte de choix à faire entre base de données (les produits de la boutique) et contenu éditorial ? Alors que des systèmes de gestion de contenu tels CMS Made Simple ou Magento proposent tout cela gratuitement ? ! Bien que parfaitement légales si contractées correctement, ces conditions sont tout de même contestables sur le plan moral. J’ai aussi tendance à penser qu’un site plus "évolué" comprend toutes les fonctionnaliés de celui d’évolution N-1.
De plus, Ekinoxe origin affirme que les solutions proposées "permettent [...] de gérer leur site de manière autonome sans surcoût". Peut-on vraiment être autonome si l’on ne peut pas maîtriser à 100 % le contenu de son site et l’architecture de ses contenus ? Cette notion d’autonomie est ici sujette à interprétation.



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