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[temporaire] Exploitez la faculté de résiliation unilatérale

Vendredi 19 novembre 2010 5 commentaires

Un billet rapide pour vous informer d’une probable opportunité de faire cesser ces arnaques à la méthode "one shot" (quelque soit le produit fourgué).

Il s’agit d’utiliser la faculté de résiliation unilatérale, qui fait partie du Droit des contrats, c’est-à-dire la résiliation du contrat sans l’aval du co-contractant. Elle existe via un arrêt de la Cour de Cassation.

Contrairement à ce qui est parfois argué par le prestataire ou le financeur, les deux contrats (prestation et financement), sont dissociables et distincts (donc non liés et divisibles).

Pour bénéficier de cette faculté :

  • faites constater les nombreux manquements ("en fait") sur votre site Web (photo manquante, coordonnées erronées, fautes d’orthographe, mauvais fonctionnement, disparition…),
  • contester les clauses abusives ("en Droit") au sein du contrat.

Attention :

  • cette procédure est risquée juridiquement, adressez-vous à un avocat pour la réaliser,
  • elle doit être adressée au financeur, pas au prestataire (au moins dans le cas d’une société liquidée telle Ekinoxe Origin.

Avertissement : ce billet a été rédigé d’après une conversation téléphonique. Je ne présente ici que le résumé de ce que j’ai compris, et ne garantie donc pas leur faisabilité. Un billet plus élaboré et certain suivra dans quelques jours, après relecture.

Article plus général : résilier son contrat "one shot".

Lien permanents vers cet article : http://affaireeo.wordpress.com/?page_id=1942 &  http://wp.me/pIvH6-vk .

Exigez toutes vos pièces !

Jeudi 22 avril 2010 5 commentaires

Voici une information importante pour l’annulation du contrat : le client (bénéficiaire du site) doit disposer de toutes les pièces de son dossier. Lors de la signature, le client signerait une offre de prêt auprès de la société de crédit-bail, même s’il n’en est pas conscient. Cela peut paraître surprenant, mais il semble que les clients ne possèdent pas le procès-verbal de réception (aussi appelé "certificat de conformité") prouvant qu’ils ont bien reçu le produit pour lequel ils payent. C’est ce document, émanant de l’agence Web, qui permet à la société de leasing de commencer à prélever le compte du client.

Il semblerait donc que ce certificat serait signé par le client à son insu, grâce à la ruse des commerciaux, et que ce document serait aux mains de la société de crédit-bail.

Dans tous les cas, le client doit disposer de tous les éléments de son dossier, et donc demander toutes les pièces de son dossier à la société de leasing. [ Les doubles (duplicata) ou au moins une copie. ] L’agence Web a déjà revendu le contrat, et n’est donc plus l’interlocuteur du bénéficiaire du site Web. Attention, certains sociétés de crédit-bail peuvent opposer une résistance en surfacturant l’envoi ou la copie de ces documents, jusqu’à 24 euros par document ou par feuille pour l’une d’elle.

Si la société de crédit-bail refuse de fournir ces documents, le client doit aller porter plainte auprès de la CNIL. Je ne me souviens pas précisément du motif, mais cela doit être "collecte abusive d’informations" ou quelque chose comme cela.

Il faut aussi savoir qu’avant de prospecter l’artisan ou le commerçant, l’agence Web a demandé par téléphone des informations lui permettant de vérifier certaines données de l’entreprise visée, notamment sa solvabilité. (Cela me paraît étonnant vu l’éthique douteuse dont font preuve ces agences, mais cela serait une exigence de la société de leasing.) Lors de l’entretien de vente, le commercial a fini d’obtenir certaines informations pour le dossier du client, dont le contrat de location évolutive.

Source : une amie de client de la société Kalitys.

Si vous étiez en train de consulter l’article "Méthode pour faire résilier un contrat ‘one-shot’ de site Web", vous pouvez reprendre sa lecture.

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Méthode pour faire résilier un contrat « one shot » (exemple sur un site Web)

Mardi 16 mars 2010 113 commentaires

Subissant toujours actuellement des pressions de la société Ekinoxe Origin, j’ai mis en place un formulaire de don pour m’aider à payer tous ces procès.

Avec tous les clients de ces agences avec qui j’ai pu dialoguer, j’ai pu établir la méthode suivante pour pousser ces entreprises à la résiliation du contrat. 

Note préliminaire : en Droit français, une annulation n’est pas possible si l’exécution dudit contrat a débuté. Seule une résiliation est possible. (Sauf si les deux parties sont d’accord pour annuler le contrat.)

Ce n’est pas une méthode sûre à 100 %, ni absolue. Elle est générale, et doit donc être utilisé avec attention et prudence. Autant vous le dire aussi de suite : vous devrez consulter un avocat pour vous défaire de vos contrats (mais il est possible d’obtenir des compensations) et probablement vous exposer en ligne (mais je vous aide à mieux appréhender vos identité numérique et cyber-réputation).

Conseil : imprimer cette page (CTRL + P) pour la lire hors-écran et pouvoir la consulter facilement à tout moment.

Dernière minute : cherchez à résilier unilatéralement le contrat de financement si cette faculté vous est ouverte.

Sommaire

  1. Tout enregistrer
  2. Activer son assistance juridique
  3. Demander immédiatement l’annulation des contrats
  4. Guetter le moindre faux pas
  5. Engager un avocat pour bloquer ou non les prélèvements
  6. Suggérer la médiatisation de l’affaire pour obtenir une résiliation amiable
  7. Rejoindre d’autres clients et faire du bruit
  8. Informer les organismes professionnels et média spécialisés
  9. Répondre favorablement à une nouvelle prospection
  10. Autres informations

1 : Tout enregistrer

De manière générale, enregistrer tous les échanges et conversations. Par courrier, n’envoyer que des Lettre Recommandée avec Accusé de Réception (LRAR). Par téléphone, l’annoncer au préalable à l’interlocuteur, et obtenir son accord pour la poursuite de l’enregistrement, ou raccrocher. (Sinon l’enregistrement est nul et inexploitable juridiquement.)

2 : Activer son assistance juridique

Activer l’assistance juridique de son assurance professionnelle. Ne pas hésiter à leur faire suivre vos échanges avec l’agence Web et/ou la société de financement. Je ne connais que deux avocats à vous recommander, Me Dubrulle en Vendée et Me Debrabant dans le Nord (03 20 02 11 11).

3 : Demander immédiatement l’annulation des contrats

Demander le jour-même l’annulation du contrat. La Loi donne un délai de rétractation de 7 jours à compter de la signature, par LRAR, sans distinguer si on agit en professionnel ou en consommateur. (France, articles L. 121-21 et L. 121-25 du Code de la consommation.)
Dans ce courrier, dénoncer les conditions de la signature, l’absence de délais de réflexion, la non réception du nom de domaine définitif avant la mise en ligne du site, tout ceci permettant d’argumenter sur le refus de collaborer sur des bases tronquées.
Signaler aussi cette demande au leaser (Parfip, Locam…), à son assureur professionnel, à l’ADCAPI, et à sa banque. (Leur envoyer une copie de la LRAR.
Et aussi : réservez le nom de domaine prévu dans le contrat. L’agence ne l’a peut-être pas déjà enregistré, et cela permet donc de rendre le contrat non viable. Le domaine est en effet indisponible, donc le contrat ne peut pas s’exécuter.

4 : Guetter le moindre faux pas

Guetter la moindre faute, dysfonctionnement ou oubli, et faire constater par huissier. Exemple : module payé mais absent sur le site, bogue, référencement non conforme à ce qui est marqué sur le contrat…

5 : Engager un avocat pour bloquer ou non les prélèvements

Courir chez un avocat, ou chez un service d’aide juridique bénévole.

  1. Lui demander conseil pour bloquer ou non les prélèvements bancaires. (Question cruciale pour l’annulation ou la résiliation des contrats.) Un blocage fait risquer des poursuites par la société de financement (loyers non payés), alors qu’un non-blocage pourrait être interprété par un juge comme un signe d’accord sur le contrat.
    Si on décide de bloquer les prélèvements, voir aussi à soit porter plainte, soit mettre cet argent sous séquestre. Y compris porter plainte contre l’entreprise de crédit-bail, car elle est complice de l’agence Web. Et tant qu’à faire, déposer plainte directement auprès du Procureur de la République (France).
  2. En plus de dédommagements, on peut demander des publications judiciaires, sur des sites spécialisés (tels Legalis.net), et dans la Presse (locale/spécialisée/…).
  3. Lui faire disséquer les contrats à la recherche du moindre vice ou erreur. Exemples : contrat sans mention des numéros obligatoires, contrat en taille de caractère 6 points, absence de date…
  4. Exigez toutes les pièces de votre dossier de crédit-bail (article détaillé).
  5. Si les prélèvements ont commencé: vérifier que vous détenez bien les 4 éléments suivants :
    • procès-verbal de conformité/de réception (qui prouve que vous avez reçu le bien pour lequel vous payez),
    • cahier des charges,
    • clause d’agrémentation/ d’alimentation/ de mise en route du site,
    • clause de cession.

    Sinon, exigez-le à la société de financement, elle doit vous remettre notamment ce procès-verbal de réception avant de vous prélever !

Parallèlement, exploitez la faculté de résiliation unilatérale, si celle-ci vous est ouverte. (Cette procédure nécessite un avocat.)

6 : Suggérer la médiatisation de l’affaire pour obtenir une résiliation amiable

Recontacter le commercial et « menacer » de témoigner sur le Web, en citant explicitement les noms des personnes/entreprises. S’il y a une chose que ces agences n’aiment pas, c’est la publicité. Cela permet d’inverser partiellement le rapport de force et pousse l’agence à un RDV de résiliation. Si possible, se faire assister d’un avocat.

  1. En cas de RDV de résiliation, ne rien lâcher, être ferme, ne céder/prêter/échanger aucun document, sous aucun prétexte. Refuser les concessions. L’annulation ne doit rien coûter au final. Et même, demander une compensation. Par exemple, laisser entendre que l’on ira pas voir les média en échange de l’équivalent de 20 mensualités. Attention : ne pas tomber dans le chantage, qui est sévèrement puni, même en cas d’échec.
  2. Rédigez votre témoignage détaillé et envoyez-le à RTL Conso (Julien Courbet)RMC (Jean-Jacques Bourdin), les webmagzines  L’InternauteLe Journal Du Net.
  3. Pour s’exprimer sur le Web, choisir une plate-forme étrangère, par exemple wordpress.com (comme ce blog), blogger.com (par Google), Google Sites, ou blogsite.org. Car sinon, la Loi de votre pays peut obliger l’hébergeur à bloquer, fermer ou retirer des contenus. Important : s’exprimer sous son vrai nom, sinon le témoignage n’est pas crédible ni fiable. (N’importe qui peut se cacher sous un pseudonyme et critiquer une société.) Ne pas calomnier, diffamer, injurier, dénigrer ; être factuel en s’exprimant sans émotion. Être responsable et assumer ses publications. Une plateforme hébergé en France o Belgique est également acceptable, à condition d’être influente. Essayez en créant votre blogue ou envoyez votre témoignage au magazine L’Internaute.
  4. Tant qu’à s’exprimer en ligne, impliquer aussi la société de financement. Ces entreprises (Parfip, Locam, KBC Lease, Wanlease) représentent un talon d’Achille pour ces agences Web, car si elles refusent de travailler avec l’agence Web, alors celle-ci ne peut plus vendre ses sites Web ! Donc si la société de financement estime sa réputation entachée par celle de l’agence Web, il est possible qu’elle cesse son partenariat avec cette dernière, ce qui va donc lui nuire.
  5. Une fois votre témoignage en ligne, l’agence reviendra vers vous et vous "suppliera" de supprimer le témoignage gênant. A vous de voir si vous le laisser en ligne malgré la résiliation, ou non ! Soyez aussi très attentif aux conditions de résiliation, elle risquent d’inclure une phrase du type "retrait du témoignage sur le site xxx.com en échange de l’annulation totale des contrat, du remboursement intégral et immédiat de tous les frais occasionnés, et d’une indemnité forfaitaire équivalente à 15 mensualités". Là encore, prenez bien le temps de lire à tête reposée ce que l’on vous propose !

Ecrire à votre député, pour l’avertir de ces pratiques douteuses, tant par le prestataires de services que le financeur qui en est complice. Il est possible de faire de même pour les sénateurs, euro-députés, Ministre de l’Economie numérique (Eric Besson), Secrétaire d’Etat aux TPE et PME (Hervé Nobelli), et le Garde des sceaux (Michel Mercier).

7 : Rejoindre d’autres clients et faire du bruit

Poster des appels à témoins (sur le site de l’ADCAPI, sur CommentCaMarche.net, etc…) pour se regrouper avec d’autres victimes. Informer les entrepreneurs amis, confrères. Communiquer avec d’autres clients de la même agences, par exemple via le groupe Facebook. Rejoindre d’autres clients de votre zone géographique. A partir d’un certains nombre, il peut être motivant pour eux tous de faire une manifestation : se rendre physiquement dans l’agence Web pour négocier une résiliation à l’amiable, et sans frais. Voire même accompagné : ami, représentant d’organisme professionnel, syndicat, journaliste avocat…

8 : Informer les organismes professionnels et média spécialisés

Prévenir les organismes professionnels (Chambre de Commerce et d’Industrie, Chambre des Métiers, DGCCRF, syndicats…) et média de son secteur d’activité/région., voire même les ministères concernés.

9 : Répondre favorablement à une nouvelle prospection

En cas de reprospection, dire « oui » à un RDV et… aviser. [ Piéger le commercial en le filmant, amener des témoins (amis, membre d'associations...) au RDV. ] Variante : donner une fausse adresse à laquelle vous ne vous rendez évidemment pas, histoire d’occuper inutilement le commercial, et si possible loin, afin d’augmenter sa fatigue.

Autres informations

En cas de témoignage en ligne, ne pas calomnier, diffamer, dénigrer, injurier. Être strictement factuel, s’exprimer sans émotion. Bannir aussi les termes "arnaque", "escrocs", et leurs dérivés, car ils sont potentiellement diffamatoires. Pour exprimer des choses plus « dures », les faire passer comme des opinions, des sentiments. Il est légal de dire "je trouve mon site merdique", alors qu’il ne l’est pas de dire "mon site est merdique", car cela fait passer l’état "merdique" comme un fait (sous-entendu avéré) et est donc diffamatoire.

Quelques guides pratiques que je vous recommande fortement de lire avant de rédiger votre témoignage :

  1. Guide "Je blogue tranquille", par le Forum des droits sur internet (PDF de 15 pages).
  2. Guide "Être informé pour mieux bloguer – Droits et Devoirs du blogueur", par Reporters Sans frontières (PDF de 11 pages).
  3. Guide "Cultivez votre identité numérique" (à lire en ligne) pour vous aider à mieux gérer votre identité numérique (car vous exposez vos identités professionnelle et personnelle sur le Web).
  4. Guide pour la gestion de la réputation en ligne pour vous aider à gérer l’e-réputation de votre entreprise (donc aussi la votre).

En cas de RDV filmé (à l’insu du commercial, bien sûr), évoquer ou rappeler la possible cession de l’enregistrement à une chaîne de TV ou TV Web. (Cela fait un autre moyen de pression et accroit la perte de contrôle de l’agence sur le contrat.) Rappel : sa diffusion est illégale (enregistrement à l’insu, conversation privée, Droit à l’image…).

Contribution

Si cette "méthode" vous a aidé à vous battre contre votre prestataire-arnaqueur, un don (par CB ou Paypal) arrangerait bien mes affaires. Ce blogue est en effet édité à titre personnel et bénévole, je n’en tire aucun revenu. Il n’y a aucune obligation, vous être libre. ;-)

URL courte de cet article : https://affaireeo.wordpress.com/?page_id=756 ou https://wp.me/pIvH6-cc ou encore https://methode.prestatairesweb.com

Mensonges d’Ekinoxe Origin dans son dossier de presse

Samedi 12 décembre 2009 Poster un commentaire

URL permanentes des cet article : http://affaireeo.wordpress.com?page_id=152http://wp.me/pIvH6-2s .

Hier, alors que je cherchais par curiosité des photos de l’agence Ekinoxe Origin à Roubaix, j’ai cherché "ekinoxe origin 650 m2", et le premier résultat est un dossier de presse de 19 pages (format PDF).

Comme tout dossier de presse, on peut s’attendre à ce qu’il livre une version enjolivée de la réalité, rien d’anormal, on cherche à se faire bien voir des journalistes et on espère qui transmettront l’information.

Sauf que, plusieurs choses m’ont fait réagir dans ce dossier de la société de Stéphane DEJONGHE, Thomas DELAERE et Laurent GUILBERT. Je vais ici parler principalement d’une phrase qui relève carrément de la désinformation. Je précise que j’ai signalé tout cela à l’agence Web Ekinoxe Origin vendredi en fin de matinée (11h42), et les ai vivement invité à corriger la situation d’ici au vendredi soir, sans quoi je dénoncerai ce mensonge.

Donc acte.

Ekinoxe Origin proposerait une solution de crédit

Page 3, chapitre 2 "Ekinoxe ou l’Internet à la portée de TPE et PME", on peut lire la phrase suivante :

Une solution de crédit spécifique (en moyenne sur 4 ans) permet même aux plus petites structures de s’offrir un site Internet performant et efficace.

Capture d'écran d'un extrait du dossier de presse ; section relative à un solution de crédit-bail

Selon de nombreux témoignages, c’est faux, pour les 3 raisons suivantes :

  1. ce n’est pas un crédit, mais un crédit-bail,
  2. il n’est pas proposé ou permis mais engagé de façon cachée de la vue du client,
  3. ce n’est pas une solution d’Ekinoxe Origin, mais de leur partenaire Parfip, société de financement.

Explications point par point.

Un crédit-bail n’est pas un crédit

Ekinoxe Origin fait référence dans cette phrase au crédit-bail. Ekinoxe Origin semble jouer avec les mots, or "crédit" et "crédit-bail" ne signifient pas du tout le même mode de financement d’un bien.

Un crédit est un prêt d’argent de la part d’une banque ou organisme de crédit à une personne, en vue d’acheter un bien. L’apport financier de la banque permet à la personne de payer le bien en une seule fois ("comptant"). Une fois l’achat réalisé, la personne devient alors immédiatement propriétaire de ce bien et n’est redevable de rien au vendeur, mais devra rembourser à sa banque le prêt pendant plusieurs mois ou années (majoré d’intérêts).

Un crédit-bail est un produit financier qui permet d’utiliser un bien sans le posséder, en contrepartie d’une redevance mensuelle. Le propriétaire du bien n’est pas l’utilisateur (la personne) mais la société de crédit-bail (aussi appelé société de "leasing" en anglais). La personne qui souhaite utiliser ce bien paie l’abonnement pendant plusieurs mois ou années, fixé à l’avance par contrat. À l’échéance de l’abonnement se dégage une option de propriété. Il est en effet possible que la personne ait alors payé autant que le prix de vente du bien. En toute logique, cela lui donne donc le droit de enfin posséder le bien.

Seulement voilà, la propriété n’est qu’une option qui doit évidemment être souscrite lors de la signature du contrat… si ledit contrat inclut cette option. Dans le cas d’Ekinoxe Origin, des témoignages affirment que le site est détruit si le client ne continue pas à payer après l’échéance. Chloé Delecroix, rédactrice Web et assistante de communication, affirme sur Wikipédia que les sites dont les mensualités ne sont plus payées sont mis hors-ligne. Cela suggère que le site est réactivé si le client signe  nouveau un contrat, sans doute le genre de contrat qui va l’engager pendant plusieurs années. Je me demande si cette façon de pousser le client à se ré-engager ne pourrait pas être interprétée comme un façon de faire une forme de chantage : "Soit vous payez, et pendant plusieurs années, soit on détruit le site !". (À défaut de chantage, cette pratique génère tout de même une pression morale certaine sur le client, car fait planer une menace sur la visibilité commerciale, la réputation, le chiffre d’affaires, le bénéfice et donc au final sur la survie de l’entreprise.)

Dans un cas comme dans l’autre, cela veut peut-être dire que le client d’Ekinoxe Origin ne sera jamais propriétaire de son propre site, qu’il aura pourtant pleinement payé ! J’ai bien demandé à Stéphane Dejonghe (confondateur, dirigeant et commercial) de me confirmer cette supposition.

Sur le plan légal, un site appartient, de même qu’un programme informatique

Ekinoxe Origin réussi à faire signer sournoisement ce contrat de crédit-bail

Des témoignages de clients (ou supposés clients) signalent qu’ils n’étaient pas au courant d’avoir souscrit à ce mode de financement. Il ne serait donc pas "permis" au sens de "proposé" au client, mais bien "fourgué" voire "forcé", peut-être par la ruse.

Une ruse possible est de faire signer le prospect en ne soulevant que le coin des pages du contrat. Ainsi, le prospect ne peut pas voir donc lire le contrat dans son intégralité. Si cela est utilisé par des commerciaux d’Ekinoxe Origin, le contrat pourrait être annulé car l’emploi d’une telle technique relève de la manoeuvre dolosive. Le problème est de prouver qu’elle a été employée.

Ce point (souscription "cachée") est en lien direct avec le suivant.

Ekinoxe Origin n’est pas l’organisme de crédit lié au contrat

L’entreprise Parfip est une société de financement partenaire d’Ekinoxe Origin. Selon des témoignages de clients, leur contrat de site Web est revenu à la société Parfip sitôt signé. En tout cas, des prélèvements bancaires sont réalisés au nom de Parfip et Parfip possède de nombreux sites Internet réalisés par Ekinoxe Origin.

Il semble que le contrat de payement de redevances à Parfip soit inclus ou placé à la suite du contrat d’Ekinoxe Origin, de sorte que lors de la signature, le prospect signe deux contrats sans le savoir.

Il y a ici un motif potentiel d’annulation de contrat en raison de deux mensonges : aucun client n’affirme avoir été informé que son site allait être revendu, ni que le prestataire de crédit allait être Parfip. (Il serait étonnant qu’une agence de communication soit habilitée à pratiquer des opérations financières !)

Notes sur ce point (mensonges sur le crédit d’un contrat de site Web)

J’ai cherché dans tout le dossier de presse, le mot "crédit" n’est présent que à cet endroit du document. De même, Stéphane Dejonghe m’avait affirmé lors de son opération séduction que le site Web d’Ekinoxe Origin comporterait une page qui parle de ce mode de financement. Je viens d’utiliser le moteur de recherche interne de http://www.ekinoxe.fr, http://www.ekinoxe.com et http://www.ekinoxe.be : aucun résultat sur le mot-clé "crédit".

Autres points qui me dérangent dans ce dossier de presse

Le suivi des clients d’Ekinoxe Origin

On peut lire à plusieurs endroits que le suivi serait "renforcé" (page 2) ou que "la satisfaction [est] au coeur de [leurs] préoccupations" (page 14). Ekinoxe Origin affirme aussi qu’elle "accompagne [le client] pour que [son] projet corresponde parfaitement à [ses] attentes" (page 3) ou encore que leur réussite (à Ekinoxe Origin) tient notamment à "l’accompagnement [du client] durant toute la durée du contrat".

Des témoignages le jugent au contraire lent, inexistant ou dur d’oreille (nombreuses relances de demandes). Des clients se plaignent de retard de livraison, ou de bogues.

Le manque de précisions sur les modalités de gestion autonome du site Web

Ekinoxe Origin affirme proposer un "panel cohérent et complet de solutions adaptées [aux besoins de ses clients]" (page 3).

Un site vitrine créé par Ekinoxe Origin permet à son utilisateur (qui n’en est pas le propriétaire, rappelons-le) d’"insérer un nombre de rubriques et de pages illimitées" (page 7). C’est le site de base, qui permet de présenter son entreprise sur la Toile.

Dans la formule "Boutique" (page 9) , le client "bénéficie d’un site au nombre de références illimités". La personne qui gère le site www.accessoire-mariage.com m’a assuré qu’elle pouvait bien gérer les produits de sa base de données, mais pas ajouter de nouvelles pages, uniquement éditer celles existantes. Il y aurait donc une sorte de choix à faire entre base de données (les produits de la boutique) et contenu éditorial ? Alors que des systèmes de gestion de contenu tels CMS Made Simple ou Magento proposent tout cela gratuitement ? ! Bien que parfaitement légales si contractées correctement, ces conditions sont tout de même contestables sur le plan moral. J’ai aussi tendance à penser qu’un site plus "évolué" comprend toutes les fonctionnaliés de celui d’évolution N-1.

De plus, Ekinoxe origin affirme que les solutions proposées "permettent [...] de gérer leur site de manière autonome sans surcoût". Peut-on vraiment être autonome si l’on ne peut pas maîtriser à 100 % le contenu de son site et l’architecture de ses contenus ? Cette notion d’autonomie est ici sujette à interprétation.

Parfip possède au moins 60 sites réalisés par Ekinoxe Origin

Dimanche 22 novembre 2009 Poster un commentaire

À lire les mentions légales des sites réalisés par Ekinoxe Origin, on constate plusieurs choses :

Si vous cherchez « Ekinoxe Origin "Le présent site est la propriété de la société PARFIP, SAS" » dans un moteur de recherche, vous trouverez plus de 60 résultats. Exemple avec le méta-moteur Ixquick :

Sur la même requête, Google renvoit 81 résultats et Yahoo! renvoit 66 résultats. Preuve qu’au moins 60 sites Web ont été cédé à la société Parfip.

Des témoignages signalaient des cession de dossier de financement, mais pas de propriété de site Web. C’est donc une nouveauté. (Ou une découverte ?)

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