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Voisins d’agence douteuse, préservez-vous contre la confusion

Mardi 9 octobre 2012 Poster un commentaire

Si vous êtes une agence web située dans la même rue qu’un établissement d’une concurrente douteuse, vous avez grand intérêt à marquer fortement votre différence et votre désapprobation de la technique de vente expéditive dite "one shot".

Faites le test pour votre entreprise, essayez les requêtes suivantes dans un moteur de recherche :

C’est en effet sous ces formulations anodines que certaines personnes évoquent votre voisine pratiquant la vente à cycle court, pour de ne pas (trop) prendre de risques vis-à-vis de la diffamation ou de la concurrence déloyale, puisqu’en l’espèce personne n’est formellement identifié.

(Le moteur StartPage utilise les résultats de Google, le flicage en moins). Grâce à ces résultats de recherche, vous pourriez alors constater qu’une agence “one shot” réside à proximité de votre compagnie. Imaginez maintenant un ou une internaute λ cherchant à identifier cette entreprise douteuse pour l’éviter, cette personne pourrait alors vous confondre avec cette entreprise douteuse voisine.

Pour signaler et mettre en valeur votre caractère “non-one shot”, plusieurs moyens :

Lorsque votre engagement éthique est visible près de l’adresse postale, cela contribue à le faire apparaître dans les extraits de contenu de page (page snippets) réalisés par les algorithmes des outils de recherche, lors de la génération des pages de résultats (SERP). Il me paraît en effet primordial d’éviter toute confusion possible entre vos entreprises, dès le moteur de recherche.

La mention de votre adhésion à la Charte ETIC dans au moins une balise TITLE, donc sur au moins une page, permet de la rendre très visible. Et ainsi de lever l’ambiguïté qui peut exister aux yeux d’un internaute pressé ou peu sensibilisé au marché de la création de sites Web. Il serait très dommageable que sa réputation déteigne ou se propage à la votre, non ?

Comprenez bien que dans cette démarche le but n’est pas vraiment de s’en prévaloir (adhésion et engagement à des valeurs éthiques), mais d’abord de vous distinguer nettement dans les SERP et de vacciner votre cyber-réputation d’une éventuelle contamination par la proximité géographique d’une société louche.

Tout ceci vaut aussi pour les autres entreprises du groupe dont vous faites partie.

Cet article est indépendant de l’organisation Charte eTIC et des ses représentations locales.
Lien permanents vers cet article : https://affaireeo.wordpress.com/?page_id=2816 & https://wp.me/pIvH6-Jq .

Employé-e-s d’agences "one shot", assumez ou dégagez !

Samedi 31 mars 2012 2 commentaires

J’ai reçu plusieurs demandes d’anciens salariés d’agences web douteuses, qui se plaignent de la présence de leur patronyme complet sur ce blog. Selon eux, cela nuirait à leur e-réputation professionnelle ou leur vie privée. Je parle ici d’employés d’agence Web « à cycle court », celles qui fourguent un site Web par la ruse à une PME qui n’en a ni vraiment besoin ni surtout les moyens, mais mon article peut s’appliquer à tous les collaborateurs d’entreprises usant de ces méthodes en-dehors de toute déontologie.

D’ailleurs un de ces employés était en fait un ancien associé, c’est-à-dire une personne qui a investi une partie de son patrimoine personnel dans une entreprise, et qui en retour détient une fonction dirigeante ou une responsabilité légale au sein de cette société. Tout ce que je dis dans ce billet vaut également pour les personnes actuellement en poste.

Leur complainte minable

Ces personnes pleurnichent que leur nom apparaisse en haute position lorsqu’elles le cherche dans un moteur de recherche. Elle font aussi une confusion entre ce blog et un fichier ou une base de données commerciale, alors que je ne leur ai jamais envoyé le moindre message commercial ou publicitaire. Elles affirment également que leur lien de subordination à une compagnie commerciale serait une donnée personnelle ; ce n’est pas le cas, car il s’agit précisément d’une relation professionnelle qui n’a donc rien de privé, d’intime, de conjugal ou de familial. Vous êtes évoqué(e) à titre d’employé, donc en-dehors du cadre « civil », c’est-à-dire pas en tant que particulier ou que citoyen, mais bien dans l’exercice de vos fonctions salariées d’une société commerciale.

Le vrai problème

Les plaignants n’assument pas d’avoir travaillé ou participé à la direction d’une entreprise d’escroquerie en bande organisée, qui coulait des TPE tous les jours ou presque, et que leur identité est encore associée au nom de cette entreprise ou à de telles pratiques. Or, certaines de ces personnes mentionnent encore leur ancien employeur soit-disant « gênant » sur leur CV en ligne, profil Viadeo, etc, voire travaillent désormais pour une autre entreprise ayant cette mentalité ! Preuve que ces plaignants continuent de cautionner de telles méthodes voire de les encourager (en offrant leurs compétences à ces web agencies, ils les renforcent).

Si vous êtes cité(e) sur ce blogue personnel, il y a une bonne raison, que vous devez accepter, et assumer votre part de responsabilité. Rien ne vous obligeait à bosser pour de telles entreprises. Si vous aviez eu un brin de déontologie, et un peu d’éthique, vous auriez démissionné voir dénoncé les magouilles de vos arnaqueurs de patrons. Mieux vaut tard que jamais. N’oubliez pas non plus qu’une fois au courant de la méthode de vente de votre escroc de patron, votre salaire devient relevable de recel, puisque vous étiez désormais très au courant de la manière illégale qui a été utilisé pour obtenir la source de votre salaire (la trésorerie de votre employeur). Visiblement on n’a pas l’éthique au même endroit.

En plus de votre carrière, pensez à vos enfants. Je sais que certains et certains d’entre-vous ont des enfants en bas-âge. Quand ils auront acquis l’idée de taper un patronyme dans un moteur de recherche (Startpage, DuckDuckGo…) plutôt qu’un nom commun, seront-ils fiers de leur papa ou de leur maman en découvrant de telles activités ? Et vos parents ? Ça me ferait marrer que vous soyez déshérités. Et vos amis, quand d’ici quelques années d’autres reportages et scandales auront éclaté et que ces méthodes commerciales agressives seront enfin connues du grand public ? Vous ne craignez pas d’en perdre quelques-uns pour avoir suivi ou dansé avec le diable ?

Ce que vous pouvez faire

Vous pouvez vous débarrasser de moi. Il est tout-à-fait possible de disparaître du blog et que vous n’ayez plus jamais affaire à moi. À condition de faire le peu qu’il faut pour.

Par exemple, en vous débrouillant pour que vos anciens patrons se fasse pardonner de leur victimes, de toutes leurs victimes. Ou en écrivant à la DIRECCTE la plus proche du siège social de ce patron voyou et en balançant tout. Tout. Absolument tout. Par courrier postal détaillé et précis, et anonyme de préférence, afin d’éviter des poursuites pour « dénonciation calomnieuse » ou « dénonciation abusive ». Dans certaines situations, il pourrait vous être utile de me mettre en bonnes dispositions vis-à-vis de vous et/ou de votre ancien employeur. Ce ne sont que des idées, des exemples, bien entendu.

Dans tous les cas, et si vous lisiez correctement mon blog, vous auriez vite compris que certaines choses sont faisables, légales, y compris des actes ou actions désintéressé(e)s mais qui étonnamment se révèlent parfois extrêmement influent(e)s. Ceci était un simple rappel de la Loi, un rappel de libertés fondamentales dont vous jouissez. Donc s’il vous prend certaines envies d’actes convaincants (je parle bien ici de me persuader ou éventuellement de tenter de m’influencer), par des moyens adaptés, adéquats, pertinents et proportionnés, vous êtes libre d’essayer. Vous avez des possibilités, je vous offre de opportunités, ne venez pas chialer si vous n’en profitez pas.

Je vous conseille même de prendre des initiatives : pensez, réfléchissez, mettez-vous à ma place, au préjudice que j’ai subi, essayez, mais surtout passez à l’action sans attendre de retour. Et recommencez, essayez à nouveau, persévérez aussi longtemps que vous n’aurez pas de retour de ma part indiquant que oui, là maintenant c’est "bon", vous avez trouvé quoi précisément faire et l’avez bien exécuté. Mettez vous bien dans la tête que SI vous vous étiez fait pardonner, ALORS cela ferait longtemps que votre nom aurait disparu de ce blog.

En revanche, oubliez les avocats, huissiers, juristes, sociétés de gestion de cyber-réputation, services de police… Ils ne vous seront d’aucune utilité. Bien au contraire, une action en Justice, ou toute démarche ou manœuvre qui pourrait me déplaire (notamment coercitive), serait fortement et durablement pérennement contre-productive, puisque vous me fourniriez une nouvelle bonne raison de citer votre nom sur ce blog. Tout nouveau procès serait une erreur stratégique (enfin, une erreur de plus !). Un procès n’est pas un investissement. En tant qu’entrepreneur, vous savez très bien que pour avoir du ROI, il faut investir d’une manière ou d’une autre (que cela soit du temps, de l’énergie, des personnes…).

N’oubliez pas que j’ai le droit de scanner et/ou retranscrire l’intégralité de l’acte ou document en HTML et de le poster sur le web (hors certaines choses bien précises comme des données personnelles de type date de naissance, adresse postale…). Et aussi de citer nommément toute personne impliquée ou liée directement ou indirectement, tel que tous les associé(e)s du cabinet d’avocats. Et pourquoi pas d’intégrer des références à ces entreprises, comme leurs adresse, numéro de SIREN ou de téléphone…

Aimeriez-vous que votre identité numérique se résume à votre participation à une société “one shot” + un procès illégitime, ridicule et abusif ? Alors que au contraire il vous suffit, à votre échelle, de vraiment pas grand-chose pour que je supprime à jamais votre patronyme de ce blog ; il SUFFIT de le faire, mais il FAUT le faire, avant toute chose et notamment avant de me demander le moindre service. Enfin bon, mettez quand même le paquet, sans quoi tous vos efforts n’auront servis à rien ; pas de demi-mesure donc !

Votre conjoint ou conjointe a elle le droit de savoir comment vous claquez l’argent du couple, et vu les coûts d’un procès (en temps, en argent, en énergie…) elle pourrait préférer que vous vous payiez des vacances ou que vous closiez (verbe clore) le dossier en vous faisant pardonner, par exemple en réglant un dû conséquent d’un préjudice (quelque soit sa forme ou son type).

Et même si vous gagniez votre procès et que je devais supprimer votre patronyme concernant votre collaboration passée avec une société "one shot", vous ne pourriez pas faire supprimer du Web les messages relatifs à votre propre procès puisque c’est vous-même qui seriez à l’origine de telles actualités !

Je l’ai déjà dit plus haut mais je le répète autrement : je ne vous lâcherai pas. En tout cas… (pas) tant que vous ne m’aurez pas convaincu. Vous espériez peut-être que je serais docile ou soumis ; ben non, j’ai des convictions et suis un mec tenace. Si vous êtes dans ma ligne de mire, c’est que vous l’avez mérité (en me nuisant directement ou par complicité). Vous pouvez en sortir, mais pas indemne (il vous faudra beaucoup d’efforts voire des sacrifices). Choisissez votre camp, choisissez-le bien.

J’espère avoir été très clair. La balle est dans votre camp.

Je suis pas un méchant garçon, mais faut pas me prendre pour un couillon.

Source de l’image : https://en.wikipedia.org/wiki/File:Galley-knightshospitaller.jpg par Myriam Thyes (licence CC By-SA).

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La Charte eTIC, pour des prestations Web transparentes et équilibrées

Lundi 9 mai 2011 Poster un commentaire

En réponse directe ou non à ces méthodes commerciales scandaleuses, plusieurs projets ont vu le jour concernant la qualité et l’éthique des démarches commerciales des fournisseurs TIC (et autres prestataires Web) envers leurs prospects et clients.

Le projet le plus abouti est la Charte eTIC Benelux menée par Damien Jacob.

Plus de 500 entreprises signataires ont volontairement adhéré et se sont engagé sur ses 7 clauses :

  1. Adéquation du service par rapport au client ;
  2. Ampleur du projet ;
  3. Maîtrise des coûts et des délais ;
  4. Responsabilités ;
  5. Ressources disponibles ;
  6. Pérennité ou portabilité de la solution ou du service ;
  7. Les droits de propriété intellectuelle.

Notez bien que la Charte et ses clauses traitent principalement des relations commerciales et contractuelles entre les deux parties, pas la partie technique du contrat (le site Web, son code et autres spécifications…) ni la qualité finale du produit et/ou service.

Cette charte permet une meilleure relation de confiance avec son agence de création de sites Web, notamment grâce à une meilleure communication et des contrats équilibrés entre les co-contractants. Toutefois, elle ne peut garantir à 100% un déroulement sans accroc de l’exécution du contrat. Il existe ainsi un moyen de porter plainte contre son fournisseur TIC après de la Charte.

Vidéo de présentation de la Charte eTIC Benelux :

Deux chartes complémentaires

La Charte eTIC Benelux s’est élargi et propose deux charte annexes dédiées au prestataires compétents en commerce électronique (réalisation de boutiques en ligne) ou en référencement Web ("SEO").

Un déploiement en France

La Charte se déploie en France, anciennement connue localement sous le nom de « Label eTIC », avec une liste distincte de signataires.

Liens

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2ÈME publication judiciaire voulue par Cometik (via Vivaldi-Avocats)

Mercredi 20 avril 2011 Poster un commentaire

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Suite à une décision de Justice rendue le mardi 5 avril 2011, voici l’arrêt de la Cour d’Appel de Douai (Chambre 2 Section 2) qui concerne l’ « affaire Cxxxxxx 1 » initiée le 17 juin 2010 par une assignation en référé, suite à la publication d’un témoignage de client. Cette publication fait partie des demandes de l’agence Web de Lille (Nord) positionnée en communication éthique et le démarchage par des techniques de ventes percutantes (cycle court).

Comme vous pourrez le lire en détails, l’agence lilloise de « communication éthique » (dixit son slogan) de MM. Jean-Christophe VASSEUR & Vincent GUILBERT,  a donc obtenu le retrait total de toute référence à sa dénomination sur mes blogs, une fois encore. Et de nouveau, c’est grâce à M. DELFLY Eric (vivaldi-avocats-lille.com) que ce résultat a pu être obtenu, avec aussi l’étude de Messieurs François Deleforge – Bernard Franchi Avoués Associés. Étonnant qu’il acceptent ainsi d’être définitivement liés à la multinationale Cxxxxk.

Rappelons que cette histoire est née suite à la publication le 21 janvier 2010 par Ouest-France d’un article relatant un démarchage de client breton par Nicolas Carrée, commercial pour CxxxxxxTV. J’avais pu enter en contact avec le client, et publier son témoignage.

La décision de Justice rendue le 05 avril 2011

PAR CES MOTIFS

La Cour, statuant publiquement, contradictoirement, par arrêt mis à disposition au greffe,

Confirme l’ordonnance déférée en ce que le président du Tribunal de Commerce de Lille s’est déclaré incompétent ;

La réforme pour le surplus,

Dit que le président du Tribunal de Grande Instance de Lille, statuant en matière de référés, était compétent pour trancher le litige ;

Evoquant,

Condamne Monsieur Mathias POUJOL-ROST, dans les 48 heures à compter de la signification de la présente décision et sous astreinte provisoire, passé ce délai, de 200 euros par jour de retard, pendant une durée de 2 mois à l’issue de laquelle une nouvelle astreinte devra être fixée, à ;

  • cesser toute campagne d’informations, quelle qu’en soit la dénomination et appel à témoin portant sur la pratique commerciale "one-shot", ou tout équivalant, mettant en cause directement ou indirectement la SARL COMETIK,
  • cesser l’emploi de termes susceptibles de jeter le discrédit sur la SARL COMETIK,
  • retirer la dénomination "COMETIK" de l’intégralité des blogs dont il est l’auteur,

Ordonne la publication en ligne pendant trois mois sur les blogs intitulés "Agences web surprenantes" et "Agences web douteuses", dont Monsieur Mathias POUJOL-ROST est l’auteur, dans les mêmes délais et sous la même astreinte, du dispositif du présent arrêt ;

Déboute la SARL COMETIK de ses demandes de publication d’un communiqué et de provision ;

Y ajoutant,

Condamne Monsieur Mathias POUJOL-ROST à payer à la SARL COMETIK la somme de 2 000 € au titre de ses frais irrépétibles d’appel ;

Le déboute de ses demandes en paiement de dommages et intérêts et d’une indemnité procédurale ;

Condamne Monsieur Mathias POUJOL-ROST aux dépens de première instance et d’appel, qui pourront être recouvrés, pour ceux d’appel, conformément aux dispositions de l’article 699 du Code de procédure civile.

Version image de la décision

Deuxième publication judiciaire requise par la société Cometik de Lille

Dispositif que je dois publier

Appel aux dons

En raison de toutes ces procédures et décisions judiciaires, démarche dilatoire qui relève de l’acharnement judiciaire, je suis contraint de relancer mon appel aux dons.

Ah oui aussi : interdiction de citer le nom de l’agence en commentaire, idem pour les patronymes des dirigeants. Ceci vaut aussi pour le titre des articles liés par rétrolien (sinon de tel termes apparaissent en tant que libellé du lien vers votre article). – Je préfère de loin un court article de relais, qu’un simple tweet.

Si cela peut vous aider, je peux relire votre billet avant publication, pour corriger des choses qui n’iraient éventuellement pas. (Bénévolement évidemment.)

Cette agence de communication Web basée à Lille, créée par Jean-Christophe VASSEUR & Vincent GUILBERT, est apparue récemment dans le magazine "Zone interdite" consacré au thème "Amour, sexe et pouvoir : de la séduction au harcèlement". Son reportage traitait des rencontres sur le lieu de travail. L’émission a été diffusé sur M6 dimanche 05 juin 2011 à 20h45.

Autre chose importante à savoir, les gérants de Cxxxxxk, individuellement ou collectivement, sont impliqués ou liés directement à de multiples autres projets :

  • Management Guilbert et Zaika Consulting,
  • Duke’s Club (www.ledukes.com),
  • Etik Investissement,
  • http://www.waybox.fr (Feelback),
  • Evo-Up Management,
  • Pme-Deal.com,
  • http://www.lille.fr (Parisville),
  • Etikom,
  • Siteo,
  • Guilbert Vasseur,
  • Domaine Libre (Paris 3, pour la PACA & le Languedoc Roussillon)…

Pourquoi j’estime que *certaines* agences sont douteuses

Lundi 5 avril 2010 17 commentaires

… ou toutes leurs techniques et méthodes pour piéger, enfermer, exploiter et retenir le client.

Je vais vous exposer ici toutes les raisons pour lesquelles je trouve que quelques agences méritent tout-à-fait la qualification "douteuse". Nous parlerons donc ici de l’ensemble des techniques (en général et avec des cas particuliers) que je condamne, car utilisées pour mener à ce que j’appelle un modèle contractuelo-technique de captivité (au lieu d’un "simple" modèle économique).

Cet article détaille donc tous les éléments d’un démarchage “one shot”, du nom de la méthode de vente du même nom.

Leur pratiques déloyales, critiquables

De manière générale, ces agences emploient tout un lot de techniques et de méthodes que je n’apprécie pas, et je ne suis pas le seul, les voici dans l’ordre chronologique de leur mise en œuvre :

Non vérification de l’activité du prospect

Des créateurs de sites Web ont été approchés. Est-ce bien sérieux ?

Non vérification de l’existence préalable d’un site Internet

Des gens ayant déjà un site Web ont été télé-prospectés.

Démarchage insistant par téléphone

Des clients parlent même de "harcèlement téléphonique", tant les commerciaux les appellent souvent.

Dénigrement de la concurrence

Certaines agences n’hésiteraient pas à critiquer le site d’un prospect si celui-ci en possède déjà un.

Démarchage à plusieurs

Des rendez-vous de vente se font à deux voire trois commerciaux. Probablement pour valoriser le prospect, en lui suggérant qu’il est digne de rencontrer un marketeur + un technicien (ou un autre marketeur), mais cela permet aussi d’être en supériorité numérique (intimidation), voire d’encercler le prospect.

Usage de techniques de séduction et de manipulation

  • Envoyer une commerciale "sexy".
  • Affirmer au client qu’il a été "choisi" (sous-entendu : il n’est pas un quidam, mais un "élu", il mérite mieux que le quidam).
  • Prétendre que le site réalisé intégrera le portfolio de la société pour rassurer les futurs prospects. Cela implique le client, le valorise car il n’est pas juste un client mais prend le titre d’ "ambassadeur" . Cela permet aussi de justifier la gratuité annoncée du site.

Vouloir séduire n’est a priori pas répréhensible, mais prétendre à quelqu’un qu’il est un "élu" ou lui faire miroiter un titre honorifique purement virtuel, relève de la manipulation mentale. Les entreprises qui utilisent de telles méthodes ou manœuvres renoncent donc à toute crédibilité.

La société s’installe sur la région

Assertion destinée à créer de la compassion par la proximité, car mise sur les crédulité et générosité du prospect, lui-même petite entreprise. (Sous-entendu : "on peut s’aider entre entreprises" ou "vous pouvez nous aider à nous installer").

Proposition d’un site gratuit, en première place dans Google

Cela revient à vendre du rêve. Quand on n’y connaît rien (au Web), cette offre est un véritable cadeau du Ciel. Cette technique permet de capter l’attention, et de réduire le libre-arbitre du prospect. En état de séduction et d’attente, ses capacités de raisonnement et d’esprit-critique sont réduites, ce qui augmente la probabilité de signature.

Présentation de la vente comme le début d’un partenariat

Il s’agit tout simplement d’un mensonge destiné à impliquer le prospect dans le projet et lui inspirer de la confiance, car il suggère un échange réciproque et durable. Cela est aussi un argument pour justifier la gratuité annoncé du site, car le prospect devra fournir une compensation, telle qu’une liste de personnes à prospecter dans la région, ou un lien sera mis en place sur son site vers celui de l’agence

Ne laisser aucun document au prospect

Ne laisser aucune trace de la transaction, et surtout empêcher la publication de ces documents. Ces agences sont très conscientes du caractère non conventionnel de leur contrat. Cela permet aussi d’éviter que le prospect le lise et se rende comte que ce n’est pas du tout une bonne affaire.

Ne pas contredire le prospect

Un des caractéristique de l’argumentaire consiste à ne pas créer ou laisser de doutes ou craintes dans l’esprit du prospect, pour ne pas réduire le chances de signature, quitte à acquiescer sur des erreurs de compréhension.

Placement du commercial en jury qui va octroyer le site ou non le site gratuit

Création et entretien d’une attente. Cet octroi est en suspens, donc le prospect doit rester concentré sur ce qu’on lui raconte. Cela créé aussi un risque de frustration si il ne correspondrerait pas au profil-client recherché pour le partenariat. Bien sûr, tous les prospects se voient octroyer le fameux site Internet gratuit !

Descente de prix

Opération par laquelle le commercial fait chuter le prix du site vers juste l’hébergement à payer, chaque mois. Cette démonstration spectaculaire (barrer des tas de gros chiffres pour n’en laisser qu’un, petit) permet de finir de convaincre le client, qui sur le coup ne songe pas à calculer. Exemple : 250 € × 48 mois = 12 000 €, hors frais annexes tels mise en ligne, formation à l’outil de gestion du site, maintenance, mise à jour mensuelle ou trimestrielle… Cela contribue évidemment à la confusion dans l’esprit du client. (Un site peut-il se payer uniquement sur son hébergement ?)

Exigence d’une signature immédiate

Caractéristique de la méthode "one shot" : l’entretien de vente doit impérativement se terminer par une signature. La fidélisation client ne fait semble-t’il pas partie des contrats vendus par cette méthode. Il est pourtant bien connu des entrepreneur que le coût d’acquisition d’un nouveau client est largement supérieur à celui de la fidélisation des clients existants.

Affirmer que c’est une occasion unique

Moyen de pression pour provoquer la signature. Étant donné que le commercial est alors pressé, et que le client vient d’être baratiné pendant plusieurs heures, il est fatigué et n’a pas envie de laisser passer cette occasion, et signe (bien souvent). Cette précipitation permet d’éviter que le prospect lise le contrat en détails ; elle repose sur une potentielle frustration (en cas de son-signature).

Les budgets doivent être alloués le soir même

Autre assertion destinée à pousser à la signature.

Revente du contrat à une société de crédit-bail

Déresponsabilisation (au moins partielle), "libération" . Perturbe aussi le client sur le plan psychologique, car cette revente était prévue mais non annoncée, donc sournoise. (D’où un affaiblissement psychologique du client, ce qui réduit encore les risques de poursuites judiciaires.)

Suivi client difficilement joignable (ou l’agence en général)

Mépris du client, qui est pourtant la principale raison d’exister de toute entreprise. Un "silence radio" pratiqué par un prestataire de communication, c’est louche, non ?

Impossibilité de se rétracter

La Loi française (d’autres aussi sans doute) ne donneraient pas de possibilité de rétractation dans un contrat signé entre professionnels ( "B2B" ). Pourtant rien n’empêche une société d’intégrer un délai dans ces conditions générales de vente. Cela lui permettrait justement de se différencier et donc d’avoir un avantage concurrentiel !

Engagement irrévocable

Politique de captivité et d’exploitation, avec la complicité de la société de crédit-bail. Instigue également une dépendance à l’agence Web. Par l’abonnement, cela affaiblit le client sur le plan financier, et donc réduit les risques de poursuites devant la Justice.

Frais de résiliation équivalents à 10 ou 24 mensualités

À défaut de permettre la rétractation, tous les contrats proposent la résiliation, mais à condition de payer immédiatement 10, 20 ou 24 mensualités. Sur un total habituel de 48 mois, cela représente tout de même 21 à 50 % du montant total, et une grosse somme ! Cela permet de dissuader le client de se désengager, et de faire des liquidités rapidement et facilement, au prix d’une fidélisation client inexistante.

Mensualités élevées et abonnement

Optique purement capitaliste et cupide, ces tarifs sont très excessifs, surtout qu’elle sont présentées comme ne représentant que l’hébergement !

Impossibilité de récupérer le nom de domaine

Accaparation de ce nom de domaine par une clause du contrat, dans le but de retenir le client dans son giron. Pour le client, le plus simple est probablement d’y renoncer et d’en acheter plusieurs autres !

Impossibilité de récupérer le site (contenu FTP + base de données)

Que cela soit en cours d’abonnement ou à son échéance, le client ne peut par récupérer ou copier le contenu de son site ou de la base de données. Le site appartient à l’agence Web, ou même la société de leasing. Le site est détruit (ou mise hors-ligne) si le client ne se ré-engage pas pour plusieurs années, ce qui de toute façon est souvent stipulé par une clause de reconduction tacite du contrat.

Interdiction de publication des contrats

Absence de transparence dans leur communication, qui en est pourtant une tendance significative. Honte de son propre business ? Ces entreprises douteuses sont en effet avant tout des structures commerciales, bien plus que des associations de communicants. Je pense franchement que ces entreprises n’ont pas la fibre communicationnelle.

Sous-traitance à des filiales ou autre entreprises tunisiennes

Réduction des coûts et manque de volonté de valoriser les employés locaux.

En résumé

Les éléments constitutifs du caractère carcéral de ce "modèle économique"

  1. Pas de possibilité de rétractation,
  2. Pas de possibilité gratuite ou peu onéreuse de résiliation,
  3. Pas de possibilité de récupération du nom de domaine,
  4. Pas de possibilité de récupération des fichiers (sur le serveur) et des données (dans la base de données) du site.

Ce qui est immoral ou déloyal

  • Le démarchage insistant de personnes (morales) fragiles, dont de nombreux indépendants à la faible trésorerie.
  • Le démarchage de jeune entrepreneurs (= de personnes qui n’ont jamais créé ou géré d’entreprise). Dont des auto-entrepreneurs (France). Abus de faiblesse.
  • Proposer la Lune, gratuitement : abus de confiance. (Profiter de la crédulité des gens.)
  • La tromperie sournoise : revente surprise du contrat à une société de financement.
  • L’exploitation de commerciaux : il existe en permanence de très nombreuses offres d’emploi pour des "commerciaux terrain", preuve que les départs sont courants (turnover élevé).
  • Emploi systématique de techniques commerciales peu respectueuses du client ou non éthique.

Ce qui n’est pas éthique (notamment du secteur d’activité Web)

  • L’absence d’écoute, d’information et de conseil : un grave manquement déontologique. (Combien de commerçants ont vraiment besoin d’un site marchand ?)
  • Vendre un produit complexe à quelqu’un qui n’y connaît rien.
  • La prestation préfabriquée : gabarits utilisés sur des dizaines de sites, de même que certains textes.
  • La négligence de la fidélisation client : ces sociétés préfèrent faire du "cash" plutôt que de miser sur la recommandation par bouche-à-oreille et fidélisation classique.
  • Désinformation sur les conventions en usage au sein d’une profession et dans un secteur entier de l’industrie, menant à une image fausse et mauvaise dans l’esprit du consommateur (= mauvaise réputation).

Ce qui n’est pas professionnel

(Malgré tout le manque d’expérience que j’ai, notamment sur les plans entrepreunarial et commercial.)

  • Les réactions allergiques voire agressives face aux contenus dérangeants car authentiques : ces retraits ou suppressions peuvent être notifiées publiquement voire faire du ramdam (buzz), et provoquer la création d’un nombre encore plus important de messages critiques.
  • Le manque d’organisation dans son fichier prospect/clients.
  • Des sites buggués, livrés non finis, ou avec des fautes, voire des erreurs de fond (coordonnées de contact…).

La qualification "douteuse"

Voyons à présent quelle est la définition de "douteux" selon TheFreeDictionary.com :

  • Dont la réalité, l’exactitude n’est pas établie.
  • Dont la valeur est contestable.
  • Se dit de quelqu’un ou de quelque chose qui paraît peu fiable.
  • Se dit de quelque chose qui manque de propreté ou de fraîcheur.

et selon le Wiktionnaire (un des projets-frères de Wikipédia) :

  • Dont il y a lieu de douter.
  • Personnes sur qui l’on ne peut pas trop compter, dont on n’est pas sûr.
  • Qui est équivoque, ambigu, qui provoque le doute.
  • (Poésie, argot littéraire).

Les exemples ont été coupés et les sections qui nous intéressent ici ont été graissées.

Je pense que c’est sans appel. Ces entreprises ne sont pas dignes de confiance, ni  dignes d’exister (pas avec de telles pratiques en tout cas), car elles sont tout simplement indignes (tout court) ! L’adjectif "douteux" est peut-être même trop élogieux, le qualificatif "honteux" est probablement plus approprié.

Voilà donc pour l’argumentaire à soutenir au cas où on vous demande de justifier en détails la qualification "douteuse" de ces agences Web, ou si on vous demande de lister leur pratiques discutables contestables critiquables.

Des précisions à apporter, des remarques ? J’ai essayé de bien séparer les faits objectifs de mes explications et interprétations.

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