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[temporaire] Exploitez la faculté de résiliation unilatérale

Vendredi 19 novembre 2010 5 commentaires

Un billet rapide pour vous informer d’une probable opportunité de faire cesser ces arnaques à la méthode "one shot" (quelque soit le produit fourgué).

Il s’agit d’utiliser la faculté de résiliation unilatérale, qui fait partie du Droit des contrats, c’est-à-dire la résiliation du contrat sans l’aval du co-contractant. Elle existe via un arrêt de la Cour de Cassation.

Contrairement à ce qui est parfois argué par le prestataire ou le financeur, les deux contrats (prestation et financement), sont dissociables et distincts (donc non liés et divisibles).

Pour bénéficier de cette faculté :

  • faites constater les nombreux manquements ("en fait") sur votre site Web (photo manquante, coordonnées erronées, fautes d’orthographe, mauvais fonctionnement, disparition…),
  • contester les clauses abusives ("en Droit") au sein du contrat.

Attention :

  • cette procédure est risquée juridiquement, adressez-vous à un avocat pour la réaliser,
  • elle doit être adressée au financeur, pas au prestataire (au moins dans le cas d’une société liquidée telle Ekinoxe Origin.

Avertissement : ce billet a été rédigé d’après une conversation téléphonique. Je ne présente ici que le résumé de ce que j’ai compris, et ne garantie donc pas leur faisabilité. Un billet plus élaboré et certain suivra dans quelques jours, après relecture.

Article plus général : résilier son contrat "one shot".

Lien permanents vers cet article : http://affaireeo.wordpress.com/?page_id=1942 &  http://wp.me/pIvH6-vk .

Réservez-vous même votre nom de domaine pour faire annuler le contrat

Mercredi 16 juin 2010 5 commentaires

Voici une astuce pour faire annuler le contrat, elle m’a été donné par un ex-futur client de Star Web Multimédia.

Il faut être dans la situation suivante :

  • vous venez de signer et vous le regrettez,
  • le commercial vient de partir et le contrat n’a pas encore été revendu à la société de crédt-bail,
  • votre contrat précise déjà en ces lignes le nom de domaine du futur site.

Il s’agit ici d’enregistrer vous-même le nom de domaine de votre site, à la place de l’agence Web, et ensuite de prétexter que le nom n’est pas disponible (ce qui est vrai). Donc, le contrat n’est pas viable et doit être annulé.

Attention : la personne qui réserve un nom de domaine est enregistrée dans une base de données dont certaines informations sont publiques. Exemple pour labeletic.fr. Il est donc possible de savoir qui a réservé le nom de domaine.

Afin d’éviter toute complication pour l’annulation du contrat, je vous suggère de faire réserver ce nom de domaine par une personne tierce au contrat (et qui n’est pas employé dans l’entreprise) et de confiance (= qui vous cédera le domaine une fois le contrat annulé) :

  • conjoint qui n’est pas employé dans l’entreprise,
  • ami,
  • enfant…

Le choix de cette personne est important, car un nom de domaine représente votre entreprise, comme une adresse de prestige sur une grande avenue. Mettez-vous bien d’accord avec la personne tierce pour qu’elle s’engage fermement à vous re-céder le nom de domaine une fois votre contrat annulé, et à prix coûtant.

Voici quelques entreprises sur les sites desquelles vous pouvez réserver un nom de domaine :

Pourquoi j’estime que *certaines* agences sont douteuses

Lundi 5 avril 2010 17 commentaires

… ou toutes leurs techniques et méthodes pour piéger, enfermer, exploiter et retenir le client.

Je vais vous exposer ici toutes les raisons pour lesquelles je trouve que quelques agences méritent tout-à-fait la qualification "douteuse". Nous parlerons donc ici de l’ensemble des techniques (en général et avec des cas particuliers) que je condamne, car utilisées pour mener à ce que j’appelle un modèle contractuelo-technique de captivité (au lieu d’un "simple" modèle économique).

Cet article détaille donc tous les éléments d’un démarchage “one shot”, du nom de la méthode de vente du même nom.

Leur pratiques déloyales, critiquables

De manière générale, ces agences emploient tout un lot de techniques et de méthodes que je n’apprécie pas, et je ne suis pas le seul, les voici dans l’ordre chronologique de leur mise en œuvre :

Non vérification de l’activité du prospect

Des créateurs de sites Web ont été approchés. Est-ce bien sérieux ?

Non vérification de l’existence préalable d’un site Internet

Des gens ayant déjà un site Web ont été télé-prospectés.

Démarchage insistant par téléphone

Des clients parlent même de "harcèlement téléphonique", tant les commerciaux les appellent souvent.

Dénigrement de la concurrence

Certaines agences n’hésiteraient pas à critiquer le site d’un prospect si celui-ci en possède déjà un.

Démarchage à plusieurs

Des rendez-vous de vente se font à deux voire trois commerciaux. Probablement pour valoriser le prospect, en lui suggérant qu’il est digne de rencontrer un marketeur + un technicien (ou un autre marketeur), mais cela permet aussi d’être en supériorité numérique (intimidation), voire d’encercler le prospect.

Usage de techniques de séduction et de manipulation

  • Envoyer une commerciale "sexy".
  • Affirmer au client qu’il a été "choisi" (sous-entendu : il n’est pas un quidam, mais un "élu", il mérite mieux que le quidam).
  • Prétendre que le site réalisé intégrera le portfolio de la société pour rassurer les futurs prospects. Cela implique le client, le valorise car il n’est pas juste un client mais prend le titre d’ "ambassadeur" . Cela permet aussi de justifier la gratuité annoncée du site.

Vouloir séduire n’est a priori pas répréhensible, mais prétendre à quelqu’un qu’il est un "élu" ou lui faire miroiter un titre honorifique purement virtuel, relève de la manipulation mentale. Les entreprises qui utilisent de telles méthodes ou manœuvres renoncent donc à toute crédibilité.

La société s’installe sur la région

Assertion destinée à créer de la compassion par la proximité, car mise sur les crédulité et générosité du prospect, lui-même petite entreprise. (Sous-entendu : "on peut s’aider entre entreprises" ou "vous pouvez nous aider à nous installer").

Proposition d’un site gratuit, en première place dans Google

Cela revient à vendre du rêve. Quand on n’y connaît rien (au Web), cette offre est un véritable cadeau du Ciel. Cette technique permet de capter l’attention, et de réduire le libre-arbitre du prospect. En état de séduction et d’attente, ses capacités de raisonnement et d’esprit-critique sont réduites, ce qui augmente la probabilité de signature.

Présentation de la vente comme le début d’un partenariat

Il s’agit tout simplement d’un mensonge destiné à impliquer le prospect dans le projet et lui inspirer de la confiance, car il suggère un échange réciproque et durable. Cela est aussi un argument pour justifier la gratuité annoncé du site, car le prospect devra fournir une compensation, telle qu’une liste de personnes à prospecter dans la région, ou un lien sera mis en place sur son site vers celui de l’agence

Ne laisser aucun document au prospect

Ne laisser aucune trace de la transaction, et surtout empêcher la publication de ces documents. Ces agences sont très conscientes du caractère non conventionnel de leur contrat. Cela permet aussi d’éviter que le prospect le lise et se rende comte que ce n’est pas du tout une bonne affaire.

Ne pas contredire le prospect

Un des caractéristique de l’argumentaire consiste à ne pas créer ou laisser de doutes ou craintes dans l’esprit du prospect, pour ne pas réduire le chances de signature, quitte à acquiescer sur des erreurs de compréhension.

Placement du commercial en jury qui va octroyer le site ou non le site gratuit

Création et entretien d’une attente. Cet octroi est en suspens, donc le prospect doit rester concentré sur ce qu’on lui raconte. Cela créé aussi un risque de frustration si il ne correspondrerait pas au profil-client recherché pour le partenariat. Bien sûr, tous les prospects se voient octroyer le fameux site Internet gratuit !

Descente de prix

Opération par laquelle le commercial fait chuter le prix du site vers juste l’hébergement à payer, chaque mois. Cette démonstration spectaculaire (barrer des tas de gros chiffres pour n’en laisser qu’un, petit) permet de finir de convaincre le client, qui sur le coup ne songe pas à calculer. Exemple : 250 € × 48 mois = 12 000 €, hors frais annexes tels mise en ligne, formation à l’outil de gestion du site, maintenance, mise à jour mensuelle ou trimestrielle… Cela contribue évidemment à la confusion dans l’esprit du client. (Un site peut-il se payer uniquement sur son hébergement ?)

Exigence d’une signature immédiate

Caractéristique de la méthode "one shot" : l’entretien de vente doit impérativement se terminer par une signature. La fidélisation client ne fait semble-t’il pas partie des contrats vendus par cette méthode. Il est pourtant bien connu des entrepreneur que le coût d’acquisition d’un nouveau client est largement supérieur à celui de la fidélisation des clients existants.

Affirmer que c’est une occasion unique

Moyen de pression pour provoquer la signature. Étant donné que le commercial est alors pressé, et que le client vient d’être baratiné pendant plusieurs heures, il est fatigué et n’a pas envie de laisser passer cette occasion, et signe (bien souvent). Cette précipitation permet d’éviter que le prospect lise le contrat en détails ; elle repose sur une potentielle frustration (en cas de son-signature).

Les budgets doivent être alloués le soir même

Autre assertion destinée à pousser à la signature.

Revente du contrat à une société de crédit-bail

Déresponsabilisation (au moins partielle), "libération" . Perturbe aussi le client sur le plan psychologique, car cette revente était prévue mais non annoncée, donc sournoise. (D’où un affaiblissement psychologique du client, ce qui réduit encore les risques de poursuites judiciaires.)

Suivi client difficilement joignable (ou l’agence en général)

Mépris du client, qui est pourtant la principale raison d’exister de toute entreprise. Un "silence radio" pratiqué par un prestataire de communication, c’est louche, non ?

Impossibilité de se rétracter

La Loi française (d’autres aussi sans doute) ne donneraient pas de possibilité de rétractation dans un contrat signé entre professionnels ( "B2B" ). Pourtant rien n’empêche une société d’intégrer un délai dans ces conditions générales de vente. Cela lui permettrait justement de se différencier et donc d’avoir un avantage concurrentiel !

Engagement irrévocable

Politique de captivité et d’exploitation, avec la complicité de la société de crédit-bail. Instigue également une dépendance à l’agence Web. Par l’abonnement, cela affaiblit le client sur le plan financier, et donc réduit les risques de poursuites devant la Justice.

Frais de résiliation équivalents à 10 ou 24 mensualités

À défaut de permettre la rétractation, tous les contrats proposent la résiliation, mais à condition de payer immédiatement 10, 20 ou 24 mensualités. Sur un total habituel de 48 mois, cela représente tout de même 21 à 50 % du montant total, et une grosse somme ! Cela permet de dissuader le client de se désengager, et de faire des liquidités rapidement et facilement, au prix d’une fidélisation client inexistante.

Mensualités élevées et abonnement

Optique purement capitaliste et cupide, ces tarifs sont très excessifs, surtout qu’elle sont présentées comme ne représentant que l’hébergement !

Impossibilité de récupérer le nom de domaine

Accaparation de ce nom de domaine par une clause du contrat, dans le but de retenir le client dans son giron. Pour le client, le plus simple est probablement d’y renoncer et d’en acheter plusieurs autres !

Impossibilité de récupérer le site (contenu FTP + base de données)

Que cela soit en cours d’abonnement ou à son échéance, le client ne peut par récupérer ou copier le contenu de son site ou de la base de données. Le site appartient à l’agence Web, ou même la société de leasing. Le site est détruit (ou mise hors-ligne) si le client ne se ré-engage pas pour plusieurs années, ce qui de toute façon est souvent stipulé par une clause de reconduction tacite du contrat.

Interdiction de publication des contrats

Absence de transparence dans leur communication, qui en est pourtant une tendance significative. Honte de son propre business ? Ces entreprises douteuses sont en effet avant tout des structures commerciales, bien plus que des associations de communicants. Je pense franchement que ces entreprises n’ont pas la fibre communicationnelle.

Sous-traitance à des filiales ou autre entreprises tunisiennes

Réduction des coûts et manque de volonté de valoriser les employés locaux.

En résumé

Les éléments constitutifs du caractère carcéral de ce "modèle économique"

  1. Pas de possibilité de rétractation,
  2. Pas de possibilité gratuite ou peu onéreuse de résiliation,
  3. Pas de possibilité de récupération du nom de domaine,
  4. Pas de possibilité de récupération des fichiers (sur le serveur) et des données (dans la base de données) du site.

Ce qui est immoral ou déloyal

  • Le démarchage insistant de personnes (morales) fragiles, dont de nombreux indépendants à la faible trésorerie.
  • Le démarchage de jeune entrepreneurs (= de personnes qui n’ont jamais créé ou géré d’entreprise). Dont des auto-entrepreneurs (France). Abus de faiblesse.
  • Proposer la Lune, gratuitement : abus de confiance. (Profiter de la crédulité des gens.)
  • La tromperie sournoise : revente surprise du contrat à une société de financement.
  • L’exploitation de commerciaux : il existe en permanence de très nombreuses offres d’emploi pour des "commerciaux terrain", preuve que les départs sont courants (turnover élevé).
  • Emploi systématique de techniques commerciales peu respectueuses du client ou non éthique.

Ce qui n’est pas éthique (notamment du secteur d’activité Web)

  • L’absence d’écoute, d’information et de conseil : un grave manquement déontologique. (Combien de commerçants ont vraiment besoin d’un site marchand ?)
  • Vendre un produit complexe à quelqu’un qui n’y connaît rien.
  • La prestation préfabriquée : gabarits utilisés sur des dizaines de sites, de même que certains textes.
  • La négligence de la fidélisation client : ces sociétés préfèrent faire du "cash" plutôt que de miser sur la recommandation par bouche-à-oreille et fidélisation classique.
  • Désinformation sur les conventions en usage au sein d’une profession et dans un secteur entier de l’industrie, menant à une image fausse et mauvaise dans l’esprit du consommateur (= mauvaise réputation).

Ce qui n’est pas professionnel

(Malgré tout le manque d’expérience que j’ai, notamment sur les plans entrepreunarial et commercial.)

  • Les réactions allergiques voire agressives face aux contenus dérangeants car authentiques : ces retraits ou suppressions peuvent être notifiées publiquement voire faire du ramdam (buzz), et provoquer la création d’un nombre encore plus important de messages critiques.
  • Le manque d’organisation dans son fichier prospect/clients.
  • Des sites buggués, livrés non finis, ou avec des fautes, voire des erreurs de fond (coordonnées de contact…).

La qualification "douteuse"

Voyons à présent quelle est la définition de "douteux" selon TheFreeDictionary.com :

  • Dont la réalité, l’exactitude n’est pas établie.
  • Dont la valeur est contestable.
  • Se dit de quelqu’un ou de quelque chose qui paraît peu fiable.
  • Se dit de quelque chose qui manque de propreté ou de fraîcheur.

et selon le Wiktionnaire (un des projets-frères de Wikipédia) :

  • Dont il y a lieu de douter.
  • Personnes sur qui l’on ne peut pas trop compter, dont on n’est pas sûr.
  • Qui est équivoque, ambigu, qui provoque le doute.
  • (Poésie, argot littéraire).

Les exemples ont été coupés et les sections qui nous intéressent ici ont été graissées.

Je pense que c’est sans appel. Ces entreprises ne sont pas dignes de confiance, ni  dignes d’exister (pas avec de telles pratiques en tout cas), car elles sont tout simplement indignes (tout court) ! L’adjectif "douteux" est peut-être même trop élogieux, le qualificatif "honteux" est probablement plus approprié.

Voilà donc pour l’argumentaire à soutenir au cas où on vous demande de justifier en détails la qualification "douteuse" de ces agences Web, ou si on vous demande de lister leur pratiques discutables contestables critiquables.

Des précisions à apporter, des remarques ? J’ai essayé de bien séparer les faits objectifs de mes explications et interprétations.

URL courtes vers cet article : https://affaireeo.wordpress.com/?page_id=954 ou http://wp.me/pIvH6-fo & http://douteux.prestatairesweb.com . Partager cet article sur Facebook.

Méthode pour faire résilier un contrat « one shot » (exemple sur un site Web)

Mardi 16 mars 2010 113 commentaires

Subissant toujours actuellement des pressions de la société Ekinoxe Origin, j’ai mis en place un formulaire de don pour m’aider à payer tous ces procès.

Avec tous les clients de ces agences avec qui j’ai pu dialoguer, j’ai pu établir la méthode suivante pour pousser ces entreprises à la résiliation du contrat. 

Note préliminaire : en Droit français, une annulation n’est pas possible si l’exécution dudit contrat a débuté. Seule une résiliation est possible. (Sauf si les deux parties sont d’accord pour annuler le contrat.)

Ce n’est pas une méthode sûre à 100 %, ni absolue. Elle est générale, et doit donc être utilisé avec attention et prudence. Autant vous le dire aussi de suite : vous devrez consulter un avocat pour vous défaire de vos contrats (mais il est possible d’obtenir des compensations) et probablement vous exposer en ligne (mais je vous aide à mieux appréhender vos identité numérique et cyber-réputation).

Conseil : imprimer cette page (CTRL + P) pour la lire hors-écran et pouvoir la consulter facilement à tout moment.

Dernière minute : cherchez à résilier unilatéralement le contrat de financement si cette faculté vous est ouverte.

Sommaire

  1. Tout enregistrer
  2. Activer son assistance juridique
  3. Demander immédiatement l’annulation des contrats
  4. Guetter le moindre faux pas
  5. Engager un avocat pour bloquer ou non les prélèvements
  6. Suggérer la médiatisation de l’affaire pour obtenir une résiliation amiable
  7. Rejoindre d’autres clients et faire du bruit
  8. Informer les organismes professionnels et média spécialisés
  9. Répondre favorablement à une nouvelle prospection
  10. Autres informations

1 : Tout enregistrer

De manière générale, enregistrer tous les échanges et conversations. Par courrier, n’envoyer que des Lettre Recommandée avec Accusé de Réception (LRAR). Par téléphone, l’annoncer au préalable à l’interlocuteur, et obtenir son accord pour la poursuite de l’enregistrement, ou raccrocher. (Sinon l’enregistrement est nul et inexploitable juridiquement.)

2 : Activer son assistance juridique

Activer l’assistance juridique de son assurance professionnelle. Ne pas hésiter à leur faire suivre vos échanges avec l’agence Web et/ou la société de financement. Je ne connais que deux avocats à vous recommander, Me Dubrulle en Vendée et Me Debrabant dans le Nord (03 20 02 11 11).

3 : Demander immédiatement l’annulation des contrats

Demander le jour-même l’annulation du contrat. La Loi donne un délai de rétractation de 7 jours à compter de la signature, par LRAR, sans distinguer si on agit en professionnel ou en consommateur. (France, articles L. 121-21 et L. 121-25 du Code de la consommation.)
Dans ce courrier, dénoncer les conditions de la signature, l’absence de délais de réflexion, la non réception du nom de domaine définitif avant la mise en ligne du site, tout ceci permettant d’argumenter sur le refus de collaborer sur des bases tronquées.
Signaler aussi cette demande au leaser (Parfip, Locam…), à son assureur professionnel, à l’ADCAPI, et à sa banque. (Leur envoyer une copie de la LRAR.
Et aussi : réservez le nom de domaine prévu dans le contrat. L’agence ne l’a peut-être pas déjà enregistré, et cela permet donc de rendre le contrat non viable. Le domaine est en effet indisponible, donc le contrat ne peut pas s’exécuter.

4 : Guetter le moindre faux pas

Guetter la moindre faute, dysfonctionnement ou oubli, et faire constater par huissier. Exemple : module payé mais absent sur le site, bogue, référencement non conforme à ce qui est marqué sur le contrat…

5 : Engager un avocat pour bloquer ou non les prélèvements

Courir chez un avocat, ou chez un service d’aide juridique bénévole.

  1. Lui demander conseil pour bloquer ou non les prélèvements bancaires. (Question cruciale pour l’annulation ou la résiliation des contrats.) Un blocage fait risquer des poursuites par la société de financement (loyers non payés), alors qu’un non-blocage pourrait être interprété par un juge comme un signe d’accord sur le contrat.
    Si on décide de bloquer les prélèvements, voir aussi à soit porter plainte, soit mettre cet argent sous séquestre. Y compris porter plainte contre l’entreprise de crédit-bail, car elle est complice de l’agence Web. Et tant qu’à faire, déposer plainte directement auprès du Procureur de la République (France).
  2. En plus de dédommagements, on peut demander des publications judiciaires, sur des sites spécialisés (tels Legalis.net), et dans la Presse (locale/spécialisée/…).
  3. Lui faire disséquer les contrats à la recherche du moindre vice ou erreur. Exemples : contrat sans mention des numéros obligatoires, contrat en taille de caractère 6 points, absence de date…
  4. Exigez toutes les pièces de votre dossier de crédit-bail (article détaillé).
  5. Si les prélèvements ont commencé: vérifier que vous détenez bien les 4 éléments suivants :
    • procès-verbal de conformité/de réception (qui prouve que vous avez reçu le bien pour lequel vous payez),
    • cahier des charges,
    • clause d’agrémentation/ d’alimentation/ de mise en route du site,
    • clause de cession.

    Sinon, exigez-le à la société de financement, elle doit vous remettre notamment ce procès-verbal de réception avant de vous prélever !

Parallèlement, exploitez la faculté de résiliation unilatérale, si celle-ci vous est ouverte. (Cette procédure nécessite un avocat.)

6 : Suggérer la médiatisation de l’affaire pour obtenir une résiliation amiable

Recontacter le commercial et « menacer » de témoigner sur le Web, en citant explicitement les noms des personnes/entreprises. S’il y a une chose que ces agences n’aiment pas, c’est la publicité. Cela permet d’inverser partiellement le rapport de force et pousse l’agence à un RDV de résiliation. Si possible, se faire assister d’un avocat.

  1. En cas de RDV de résiliation, ne rien lâcher, être ferme, ne céder/prêter/échanger aucun document, sous aucun prétexte. Refuser les concessions. L’annulation ne doit rien coûter au final. Et même, demander une compensation. Par exemple, laisser entendre que l’on ira pas voir les média en échange de l’équivalent de 20 mensualités. Attention : ne pas tomber dans le chantage, qui est sévèrement puni, même en cas d’échec.
  2. Rédigez votre témoignage détaillé et envoyez-le à RTL Conso (Julien Courbet)RMC (Jean-Jacques Bourdin), les webmagzines  L’InternauteLe Journal Du Net.
  3. Pour s’exprimer sur le Web, choisir une plate-forme étrangère, par exemple wordpress.com (comme ce blog), blogger.com (par Google), Google Sites, ou blogsite.org. Car sinon, la Loi de votre pays peut obliger l’hébergeur à bloquer, fermer ou retirer des contenus. Important : s’exprimer sous son vrai nom, sinon le témoignage n’est pas crédible ni fiable. (N’importe qui peut se cacher sous un pseudonyme et critiquer une société.) Ne pas calomnier, diffamer, injurier, dénigrer ; être factuel en s’exprimant sans émotion. Être responsable et assumer ses publications. Une plateforme hébergé en France o Belgique est également acceptable, à condition d’être influente. Essayez en créant votre blogue ou envoyez votre témoignage au magazine L’Internaute.
  4. Tant qu’à s’exprimer en ligne, impliquer aussi la société de financement. Ces entreprises (Parfip, Locam, KBC Lease, Wanlease) représentent un talon d’Achille pour ces agences Web, car si elles refusent de travailler avec l’agence Web, alors celle-ci ne peut plus vendre ses sites Web ! Donc si la société de financement estime sa réputation entachée par celle de l’agence Web, il est possible qu’elle cesse son partenariat avec cette dernière, ce qui va donc lui nuire.
  5. Une fois votre témoignage en ligne, l’agence reviendra vers vous et vous "suppliera" de supprimer le témoignage gênant. A vous de voir si vous le laisser en ligne malgré la résiliation, ou non ! Soyez aussi très attentif aux conditions de résiliation, elle risquent d’inclure une phrase du type "retrait du témoignage sur le site xxx.com en échange de l’annulation totale des contrat, du remboursement intégral et immédiat de tous les frais occasionnés, et d’une indemnité forfaitaire équivalente à 15 mensualités". Là encore, prenez bien le temps de lire à tête reposée ce que l’on vous propose !

Ecrire à votre député, pour l’avertir de ces pratiques douteuses, tant par le prestataires de services que le financeur qui en est complice. Il est possible de faire de même pour les sénateurs, euro-députés, Ministre de l’Economie numérique (Eric Besson), Secrétaire d’Etat aux TPE et PME (Hervé Nobelli), et le Garde des sceaux (Michel Mercier).

7 : Rejoindre d’autres clients et faire du bruit

Poster des appels à témoins (sur le site de l’ADCAPI, sur CommentCaMarche.net, etc…) pour se regrouper avec d’autres victimes. Informer les entrepreneurs amis, confrères. Communiquer avec d’autres clients de la même agences, par exemple via le groupe Facebook. Rejoindre d’autres clients de votre zone géographique. A partir d’un certains nombre, il peut être motivant pour eux tous de faire une manifestation : se rendre physiquement dans l’agence Web pour négocier une résiliation à l’amiable, et sans frais. Voire même accompagné : ami, représentant d’organisme professionnel, syndicat, journaliste avocat…

8 : Informer les organismes professionnels et média spécialisés

Prévenir les organismes professionnels (Chambre de Commerce et d’Industrie, Chambre des Métiers, DGCCRF, syndicats…) et média de son secteur d’activité/région., voire même les ministères concernés.

9 : Répondre favorablement à une nouvelle prospection

En cas de reprospection, dire « oui » à un RDV et… aviser. [ Piéger le commercial en le filmant, amener des témoins (amis, membre d'associations...) au RDV. ] Variante : donner une fausse adresse à laquelle vous ne vous rendez évidemment pas, histoire d’occuper inutilement le commercial, et si possible loin, afin d’augmenter sa fatigue.

Autres informations

En cas de témoignage en ligne, ne pas calomnier, diffamer, dénigrer, injurier. Être strictement factuel, s’exprimer sans émotion. Bannir aussi les termes "arnaque", "escrocs", et leurs dérivés, car ils sont potentiellement diffamatoires. Pour exprimer des choses plus « dures », les faire passer comme des opinions, des sentiments. Il est légal de dire "je trouve mon site merdique", alors qu’il ne l’est pas de dire "mon site est merdique", car cela fait passer l’état "merdique" comme un fait (sous-entendu avéré) et est donc diffamatoire.

Quelques guides pratiques que je vous recommande fortement de lire avant de rédiger votre témoignage :

  1. Guide "Je blogue tranquille", par le Forum des droits sur internet (PDF de 15 pages).
  2. Guide "Être informé pour mieux bloguer – Droits et Devoirs du blogueur", par Reporters Sans frontières (PDF de 11 pages).
  3. Guide "Cultivez votre identité numérique" (à lire en ligne) pour vous aider à mieux gérer votre identité numérique (car vous exposez vos identités professionnelle et personnelle sur le Web).
  4. Guide pour la gestion de la réputation en ligne pour vous aider à gérer l’e-réputation de votre entreprise (donc aussi la votre).

En cas de RDV filmé (à l’insu du commercial, bien sûr), évoquer ou rappeler la possible cession de l’enregistrement à une chaîne de TV ou TV Web. (Cela fait un autre moyen de pression et accroit la perte de contrôle de l’agence sur le contrat.) Rappel : sa diffusion est illégale (enregistrement à l’insu, conversation privée, Droit à l’image…).

Contribution

Si cette "méthode" vous a aidé à vous battre contre votre prestataire-arnaqueur, un don (par CB ou Paypal) arrangerait bien mes affaires. Ce blogue est en effet édité à titre personnel et bénévole, je n’en tire aucun revenu. Il n’y a aucune obligation, vous être libre. ;-)

URL courte de cet article : https://affaireeo.wordpress.com/?page_id=756 ou https://wp.me/pIvH6-cc ou encore https://methode.prestatairesweb.com

Nouvel appel à témoins : victimes d’Ekinoxe Origin

Lundi 23 novembre 2009 Poster un commentaire

Après la mise hors-ligne du sujet de discussion "Appel à témoins contre Ekinoxe Origin" sur le forum Les Arnaques, j’ai plusieurs fois demandé sa réouverture, notamment parce qu’il contient de nombreux témoignages.

Malheureusement, aucun des instigateurs ni modérateurs n’a accepté de le ré-ouvrir. Dommages pour les victimes de cette société de Thomas DELAERE, Stéphane DEJONGHE & Laurent GUILBERT !

J’ai donc créé un nouveau sujet "Appel aux cliens mécontents d’Ekinoxe Origin".

Édition mardi 24 : le nouveau sujet de discussion n’est plus visible que par les utilisateurs inscrits et a été verrouillé. Le modérateur justifie cela par la suivante :

Il se trouve que ces litiges ont comme nature un différend commercial entre professionnels ; or nous (le staff) avons pris la décision de ne plus publier sur le forum les litiges entre pros. pour se recentrer sur les particuliers.

Tout les sujets relatifs à cette société seront retirés de la vue du public.
Idem pour les nouveaux fils de discussion.

La lecture de ce sujet vous expliquera le pourquoi du comment : http://forum.lesarnaques.com/annuaire-professionnel-cinema-gym/important-suppression-une-rubrique-t69487.html

Nous sommes désolé de la gêne que cela occasionne mais nous arrivons à une période charnière où nous devons faire des choix cruciaux si nous voulons que l’association perdure.

Des sujets sur Cortix ou Idep Multimédia restent encore en place, le temps de les migrer et d’avertir toutes les personnes qui les ont ouverts.

Édition : un groupe Facebook pour les victimes de la société Ekinoxe Origin, qui peuvent aussi regarder du côté de la faculté de résiliation unilatérale pour obtenir la résiliation de leur contrat auprès de la société de crédit-bail.

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